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dimanche 1 décembre 2013

Une part de ciel de Claudie Gallay


"Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, lebeau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse… Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l’artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… Curtil sera-t-il là pour Noël ?
Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d’absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d’hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d’atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs."
[Résumé éditeur]

Cela fait quelques années maintenant que Claudie Gallay fait partie de mes valeurs sûres. J'avais adoré son Dans l'or du temps (★)... Elle avait essayé de me perdre au milieu de ses Déferlantes (★★★☆☆) et au final, je ne l'en avais aimée que davantage. J'avais été étonné de découvrir que ces deux histoires si différentes avaient été rédigées par la même main ! En tenant mon exemplaire d'Une part de ciel sympathiquement offert par Price Minister pour ses matchs de la rentrée littéraire, je ne savais pas encore quelle Claudie Gallay j'allais retrouver et, je ne savais pas laquelle j´avais plus envie de lire !
Très vite, le ton est donné : c'est l'ambiance des Déferlantes que l'on retrouve. Bien que le contexte géographique soit différent, l'histoire est la même : une femme, plus toute jeune mais pas encore d'âge mur, arrive dans un lieu. Elle est seule, elle vient d'être quittée et sa vie semble arriver a un tournant. Les Déferlantes se situait en Bretagne, une part de ciel est dans les alpes... Il y a une diagonale entre ces deux décors et pourtant ! J'ai eu la sensation que c'était les mêmes endroits, les mêmes gens. Les vagues sont remplacées par les feuilles des arbres, les oiseaux marins par les écureuils. Claudie Gallay est une reine des atmosphères. Elle décrit chaque petites choses, chaque petit geste du quotidien, chaque petit tour de cuillère dans un café crème accoudé au zinc, chaque petit flocon de neige qui se pose doucement sur une branche de chêne. Alors oui, c'est long. C'est même très long. 400 et quelques pages de détails accumulés jusqu'à former des pans de vie, des liens entre les personnages, des questionnements incessants sur la place que chacun d'eux semble occuper dans leurs histoires communes. "Et si ?"... "Et est-ce que tu crois que...?" La narration est construite au jour le jour, comme un journal intime oral. Carole raconte :
"Lundi 3 décembre
On était trois semaines avant Noël. J'étais arrivée au Val par le seul train possible, celui de onze heures. Tous les autres arrêts avaient été supprimés. Pour gagner quelques minutes au bout,  m'avait-on dit.
C'était où le bout ? C'était quoi ?
Le train a passé le pont, a ralenti dans la courbe. Il a longé le chenil. Je me suis plaqué le front à la vitre, j'ai aperçu les grillages, les niches, les chiens. Plus loin, la scierie sombre et la route droite.
Le bungalow de Gaby, la boutique à Sam, les boîtes aux lettres sur des piquets, le garage avec les deux pompes et le bar à Francky.
On avait bâti des maisons tristes cent mètres après la petite école. Les stations de ski étaient plus haut, sur d'autres versants.
J'ai pris ma valise. Je l'ai tirée jusqu'à la porte."
Bienvenue au Val.

L´attente.
On attend avec Carole et les siens. L'attente est longue et pesante. Lorsque nous Lecteur, tournons les pages les unes après les autres, c'est usant. Mais c'est aussi la force de l'écriture de Gallay. Je n'ai pas encore fini ce livre, je vais donc retourner y attendre Curtil moi aussi. Que vient-il annoncer ? Quelles seront les révélations finales ? Je pense d'ores et déjà deviner que ce n'est pas là que ce situe la clé de l'histoire.
Tout comme les enfants et Noël, elle est dans le pouvoir de savoir savourer l'attente.

[Crédit photo : Alpes d'automne, de Christophe Sertelet via flickr.com]

jeudi 3 octobre 2013

L'Armoire des robes oubliées de Riikka Pulkkinen


Elsa, la grand-mère d'Anna, est atteinte d'un cancer foudroyant. Entourée de ses proches, elle compte bien profiter de chaque instant, de chaque plaisir, jusqu'au bout : les rayons du soleil, les bains de mer, ou le corps de Martti, son mari depuis plus de cinquante ans, contre le sien. Mais Anna découvre que derrière ce mariage heureux se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. C'est une vieille robe oubliée dans une armoire, trouvée par hasard, qui va réveiller le passé...
[Résumé Editeur, chez Le Livre de Poche, impr. 2013, isbn : 978.2.253.17556.8]
Presque deux mois. Deux mois pour lire ce livre. Je m'y suis accrochée de toutes mes forces. Une fois de plus, j'avais repéré cette histoire dès sa sortie en grand format... Un secret de famille, tout ce que j'aime ! Dès la dernière page de mon livre précédent tournée, je suis allée me l'offrir en poche, et en ai entreprit la lecture séance tenante.

J'ai énormément apprécié l'écriture de Riikka Pulkkinen. J'ai lu ces 422 pages, un crayon à la main, et mon exemplaire s'est rempli de petits post-its. Elle a le don du mot juste, de la phrase qui reste suspendue dans les airs et qui attrape un de nos propres souvenirs pour venir se lover à lui.
Elle a su créer une atmosphère. J'adore les romans scandinaves pour ça, je ne sais pas si c'est seulement parce que cette contrée me paraît délicieusement exotique et attirante que ses descriptions font ainsi toujours mouche pour moi.
Pour ce qui est des personnages, c'est plus complexe. Tout d'abord, il faut se faire aux différents noms et surnoms des protagonistes féminins : Ella, Elsa, Eeva. Pulkkinen fait des allers-retours entre les années 60 et 2010, il faut donc au début, savoir de qui on parle. Il n'y a pas que leurs noms qui se ressemblent, au final, toutes ces femmes sont très semblables dans leurs actions et sentiments. Bien sûr, cela sert aussi à l'intrigue : Anna va découvrir l'histoire de sa grand-mère Elsa, et celle-ci va faire écho à la sienne.

A lire les critiques, je m'attendais vraiment à un roman époustouflant, en cela sur le coup, j'ai été déçue. D'abord, il m'a fallut énormément de temps pour entrer dans l'histoire, pour avoir envie d'en apprendre plus. Quel était-il, ce drame que la quatrième de couverture me promettait ? Rien n'est venu, l'histoire est celle du plus banal des adultères et de ses conséquences. Si la forme d'écriture est belle, j'en ai trouvé le fond très plat. Ce n'est que maintenant, que je suis en train de repenser à ces détails, aux strates de ces personnages que je me rends compte de la justesse  des scènes que j'ai pu lire.

Voici quelques uns des passages pointés avec mon crayon :
"Les vivants ne savent rien de la mort, mais celle-ci, avec sa discrète avancée, fait irruption dans leur quotidien. Le temps se ralentit, la réalité est bornée par les murs du chagrin entre lesquels le mourant et ceux qui l'accompagnent accomplissent leurs rituels fervents." p. 21
"Les relations entre les gens sont comme des bois touffus. Ou bien les gens eux-mêmes sont des forêts, les sentiers s'ouvrent en eux l'un après l'autre, chemins se demeurant mutuellement inconnus, ne débouchant que par hasard sur les voies qui conduisent au bon endroit." p. 37
"Il aurait voulu dire à Anna : installe ta demeure dans les jours d'insouciance. Ils sont un rêve, mais tu n'as pas encore besoin de te réveiller. Dix ans, puis tu te réveilleras, cinq années de plus et tu lutteras contre l'éveil, une dizaine encore et tu te contenteras de ce que tu as. [...] Tu observeras le monde à la manière d'un tableau, le temps, l'expérience du temps, lui dessineront un cadre, et tu en jouiras d'une autre manière qu'auparavant." p. 47
"J'avais déjà oublié la confiance que les enfants reçoivent en partage parce qu'ils ne connaissent rien d'autre : la foi, reçue en naissant, que tout ira bien. A une période de sa vie, on la perd un instant, inévitablement. Si l'on a de la chance, elle revient. Viennent des gens pour vous prendre dans leurs bras sous la couverture, dans des chambres à coucher, pour vous tendre la main par-dessus des tables, et avec eux vous réapprenez ce qu'il vous avait fallu perdre en même temps que l'enfance." p. 109
"Quelqu'un a inventé qu'il n'y a pas de paix sans amour, et l'a chuchoté à l'oreille d'un autre à un coin de rue. La conscience de tous s'élargira, le ciel s'élargira au-dessus du chemin des idées, la terre ne tremblera pas, mais les cœurs battront plus vite." p. 325
Je garde donc de ce roman de Riikka Pulkkinen, une impression mitigée. J'étais heureuse d'en venir à bout hier soir !
Et maintenant, je change totalement d'univers. Fini le merle noir qui chante sur les branches nues des arbres au bord du lac, et bonjour soleil aveuglant, et chant des cigales qui tentent de dissimuler avec peine le bruit des balles tirées au silencieux dans le maquis corse. J'entame Têtes de Maures : Corse, 1931, de Didier Daeninckx.

Pour la petite histoire, c'est mon boucher qui m'a prêté ce livre ! Je vis dans une assez grande ville, mais dans un de ces petits quartiers qui ressemblent encore à un village et où l'on aime aller chez ses commerçants de proximité. Mon boucher est une attraction à lui tout seul, poète et jongleur de mots. Il a installé dans sa boucherie, une étagère, où l'on peut prendre et poser des livres. Têtes de Maures, il venait de le finir, mais il ne voulait le prêter qu'à quelqu'un "d'ici", en mesure de comprendre les Corses. On verra bien si mon sang sera à la hauteur !

[crédit photo : Le musée Gallen-Kallela (Espoo, Finlande), de dalbera, via flickr.com]

samedi 1 juin 2013

Et puis Paulette... de Barbara Constantine

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l'inviter à la ferme. l'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas... il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux... Et puis, Paulette...
[Résumé Editeur, chez le Livre de Poche, impr. 2013, isbn : 978.2.253.16863.8]
Jusqu'à tout à l'heure, je pensais que c'était la première fois que je lisais Barbara Constantine, et en fait non. J'avais déjà lu Tom, tout petit Tom, tout petit homme, Tom, et j'en garde un joli souvenir ! L'histoire de Paulette, ça fait un moment que je la guette... Cette couverture mauve m'a bien souvent attirée pendant mes promenades dans les rayons de mes libraires préférés, sans pour autant jamais me pousser vraiment à sauter le pas. Et puis par la force des choses, le voici entre mes mains !

Alors bon, j'ai bien aimé, oui. Le style de Constantine, très "oralisé", franc et direct. Je regrette néanmoins un côté un peu lisse, comme si le lecteur ne pouvait jamais entrer tout à fait dans cette ferme, au milieu de ces drôles de colocataires. Et puis le thème, ces gens qui se retrouvent sous le même toit un peu par hasard, le prénom Paulette, la façon dont c'est écrit... Je n'ai fait que penser à Ensemble, c'est tout de Gavalda.
Donc, ça donnait un petit goût de réchauffé à tout ça, pour moi !

Voici le début :
"Le ventre bien calé contre le volant et le nez sur le pare-brise, Ferdinand se concentre sur sa conduite. L'aiguille du compteur collée sur le cinquante. Vitesse idéale. Non seulement il économise de l'essence, mais ça lui laisse le temps de regarder défiler le paysage, d'admirer le panorama. Et surtout, de s'arrêter à la moindre alerte, sans risquer l'accident.
Justement, un chien court, là, devant lui. réflexe. il écrase la pédale de frein. Crissement de pneus. Le gravier vole. Les amortisseurs couinent. La voiture tangue et finit par s'immobiliser au milieu de la route."
Maintenant, il faut que je me trouve autre chose...
En ce moment, la lecture, ce n'est pas la joie... Si j'arrive à lire cinq minutes chaque soir, c'est déjà un exploit !!! j'espère vite mettre la main sur un nouveau livre que je ne pourrais pas lâcher !

Crédit photo : Vielles fermes - old farms (Champagne, France), de Stéphane Mignon (Flikkesteph), via Flickr.com

vendredi 8 mars 2013

Le Chinois de Henning Mankell

Une tache écarlate sur la neige. Plus loin, une jambe... En tout, dix-neuf personnes massacrées à l'arme blanche à Hesjövallen. Selon les médias, un psychopathe a frappé. Pour la juge Birgitta Roslin, tout est trop bien organisé. Sa seule piste: un ruban rouge chinois. Indice qui la mène jusqu'à Pékin, dans les familles des émigrés du siècle dernier. Les humiliés auraient-ils pris leur revanche ?
[résumé Amazon, isbn : 978-2757832110]
Non, ce blog n'est pas mort ! Je n'ai pas renoncé à l'idée de venir déblatérer dans le vide intersidéral du bab-el-oueb à propos de mes lectures...

Le soucis, c'est qu'en ce moment, ces dernières sont quasiment inexistantes... Je m'impressionne moi-même ! 

Aujourd'hui, je viens vous causer de ce Mankell, là, mais sachez que je ne l'ai pas fini... et pour cause, ça fait deux semaines que je le cherche, sans mettre la main dessus... En attendant, je n'ai pas ouvert d'autres livres, et lui ne réapparaît pas... Je n'ai pas la tête à ça, tout simplement je crois... 


Mais bon, parlons du Chinois, d'abord !
Ce livre, c'est une libraire qui me l'a conseillé... Elle avait des étoiles dans les yeux en en parlant, carrément, une vraie fan. J'ai appris par hasard que deux jours avant, elle avait essayé de le vendre à une bonne amie à moi, avec la même verve. Elle n'avait pas été convaincue, moi, oui ! Et pour cause, j'adore Mankell, notamment depuis les Chaussures italiennes () qui reste un de mes livres-phares. Bon, il m'a déjà déçue aussi, comme avec le Cerveau de Kennedy (). Mais comme j'apprécie aussi ses enquêtes policières avec Wallander dont je n'ai jamais eu l'occasion de parler ici apparemment, je me suis laissée tenter.


Je lui colle une étiquette avec trois étoiles, mais je ne suis pas plus enchantée que ça. J'ai aimé l'intrigue, ce village entier ou presque qui se fait assassiner, l'enquête qui en découle. Le personnage de la juge, qui se retrouve mêlée à tout ça. Mais voilà, Mankell nous embarque une fois de plus dans ses idées politiques, avec des allers-retours entre la Chine, les USA et la Suède, entre le passé et le présent. D'un côté ce village, de l'autre des immigrants chinois d'il y a un siècle, de l'autre une juge qui se rêvait communiste trente ans auparavant. Et l'enquête se retrouve au second plan et ça m'agace !

A priori (je dis ça comme ça, puisque je ne l'ai pas fini !), on comprend assez rapidement quand même qui est derrière tous ces meurtres, même si au point où j'en étais, les raisons restaient encore un brin obscures. Mais je n'ai plus envie d'en savoir plus.

Je ne renie pas Mankell pour autant, je me suis promis un jour, de recommencer les Wallander du début, histoire de pouvoir suivre l'évolution du héros au fil des romans. Un jour peut-être...

En attendant, j'ouvre des livres, et je les referme... 

Il y a longtemps que j'ai laissé tomber un Oiseau blanc dans le blizzard, au profit des Revenants, autre livre de Kasischke abandonné dès le deuxième chapitre (mais je pense que j'y reviendrais, ce n'était juste pas le moment !)...

Pour l'instant, je m'accroche à Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard... Auteur dont j'avais énormément apprécié le livre Par un matin d'automne (★★★★☆) ! Je suis à la page 41, et je vous jure que ça se fête !

D'ailleurs, il est plus que temps que j'aille bouquiner...
Bonne nuit et lecture à tous.

[crédit photo : Lanterns, de caitriana sur Flickr]

dimanche 27 janvier 2013

Jusqu'à la folie de Jesse Kellerman


La nuit est tombée sur Manhattan. Jonah, étudiant en médecine, sauve une jeune femme en tuant son agresseur. La presse l'érige en héros national. Pourtant, le procureur s'interroge sur son geste. S'il est vrai qu'aucune mauvaise action ne demeure impunie, son châtiment ne que fait que commencer. Après avoir goûté à la gloire, Jonah va connaître l'enfer.
[Résume éditeur, chez J'ai lu, coll. Thriller n°9947, impr. 2012, isbn : 978.2.290.02969.5]

J'avais adoré Jesse Kellerman lors de notre première rencontre avec Les Visages. Vraiment, cela avait été une lecture qui avait montré un tournant, pour moi, dans le genre du thriller. J'avais donc vraiment hâte de retrouver cet auteur avec Jusqu'à la folie.
Cela s'est vu, j'ai disparu de ce blog pendant quelques longues semaines. Des évènements pas très cools m'ont tenue éloignée de la lecture (d'ailleurs, l'Oiseau blanc dans le blizzard n'a pas beaucoup avancé). Comme toujours, pour m'y remettre, j'ai recherché des livres prenants et accessibles. Et c'est Jusqu'à la folie qui a rempli ce rôle à merveille. Lu en quelques jours, c'est un nouveau page-turner que nous offre Kellerman.

Il y a toujours un rapport avec l'art et ses formes parfois très diverses et variées, mais j'ai apprécié le fait de changer d'univers et de plonger dans le quotidien d'un étudiant en médecine. Il y a de vraies incursions dans ces moments-là de sa vie, qui n'apportent rien à l'intrigue en elle-même mais qui nous permettent de cerner le personnage et qui ne sont pas désagréables à lire.

La tension monte au fil des pages. Seul petit bémol pour moi, le rythme... Ça monte, ça monte... Puis d'un seul coup on se retrouve à la page 428 (sur 442), et on sait que le dénouement sera forcément brutal, peut-être bâclé (ce que je déteste par dessus tout !)... Bon ici, l'épilogue fait office de, mais...Cela aurait pu gagner une demi-étoile supplémentaire !

Juste une petite citation pour la route :

Les gens aiment faire croire que les accidents sont des choix, et inversement. Vanter ses pieds pour les grands bonds en avant ; imputer ses genoux écorchés à une terre qui tourne trop vite. p.410

Maintenant, j'attends que Beau Parleur sorte en poche ! Sûr qu'entre Kellerman et moi, ce n'est pas fini !

Crédit photo : High Royds Psychiatric Hospital de ht/tp://underclassrising.net

samedi 17 novembre 2012

L'île des Oubliés de Victoria Hislop


Saga familiale bouleversante et plaidoyer vibrant contre l'exclusion, L'Ile des oubliés a conquis le monde entier avec ses personnages inoubliables. Traduit dans vingt-cinq pays, vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte au large de la Crète, sur une île au passé troublant.
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, la colonie où l'on envoyait les lépreux... et où son arrière-grand-mère aurait péri.
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...
«Au-delà d'une odyssée familiale riche en émotions et en rebondissements, une véritable leçon de tolérance.» - The Times.
Résumé Amazon 
 Le voici, ce roman dont je parlais avec impatience ici. Finalement, j'ai pu le trouver bien facilement : ça aide de vivre au sein d'une grande famille de lectrices ayant peu ou prou les mêmes goûts !

J'ai été un brin déçu parce que le style est un peu gnan-gnan quand même... Vous voyez le genre, ces grandes sagas où les femmes sont fortes et font face au Destin implacable. Ces héroïnes sont lisses, trop parfaites. Là où je suis moins déçue, c'est que je l'ai bien lu puisque à la base, j'aime bien ce genre de romans qui se lisent sans effort intellectuel intense ! Mais quand je l'avais repéré celui-là, je m'attendais à quelque chose de plus sérieux peut-être... Pas à ce discours-là dans ce contexte-ci.

Du coup, je n'ai repéré aucune phrase qui m'ait plu plus qu'une autre... Pas d'extrait, tant pis !

J'ai par contre bien aimé les descriptions de la Crête qu'en fait l'auteur... Un beau voyage ! Elle nous décrit les rues, les fêtes, les musiques, les danses. Visiblement, ils ne sont pas les derniers à s'amuser, les Crêtois !

Finalement, je n'ai pas grand chose à en dire de plus : un bon moment et c'est tout !

La photo sous le livre est de Louisvolant, ici

jeudi 15 novembre 2012

Une place à prendre de J.K. Rowlling



"Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige."

[résumé éditeur, chez Grasset, impr. 2012, isbn : 978.2.246.80263.1]


Comme beaucoup je pense, j'étais très impatiente de découvrir le nouvel univers directement en provenance de J.K. Rowling. grâce aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister, j'ai pu rapidement avoir ce nouveau livre entre les mains. Quel plaisir de le recevoir !

Mais première impression en demi-teinte... Présage de tout le reste peut-être !

Non mais sans rire, qu'est-ce que c'est que cette couverture ? Bon, elle a le mérite de faire parler d'elle, et avec ce rouge et jaune, on la voit de loin... Franchement Grasset a déjà fait mieux... Est-ce que c'est parce que nous passons dans la catégorie "adulte" qu'elle doit être aussi sinistre ?
Pour les bons côtés, elle me fait un peu penser aux vieilles couvertures des Agatha Christie aux éditions du Masque, le côté anglais, toussa toussa... 

Pour l'intrigue, que dire ? Je pense que je ne me serais jamais penchée sur cette histoire, si elle venait d'un autre auteur... les trucs politiques, très peu pour moi ! Et bon, bien sûr il y a eu quelques longueur pour moi... Le gros soucis, a été de rentrer dans ce livre... Le lecteur est tout de suite happé dans l'histoire, la mort du notable arrive tout de suite avec tout son lot de commérages. Mais justement, on se perd complètement dans les nombreux personnages. Il m'a même fallut écrire un mini arbre généalogique des différentes familles sur mon marque-page pour m'y retrouver au début. Je crois qu'il faut quand même quelques centaines de pages avant d'arriver à s'attacher à chacun d'eux... bien que certains soient tout bonnement insupportable (hmmm, la vie dans les villages !).

Une fois ces premières difficultés passées, et bien l'on retrouve tout à fait le rythme de croisière de Rowling. Le style est fluide et agréable, teintée d'humour... J'ai néanmoins peu marqué de phrases dans mon exemplaire, elles ne m'ont pas parlées ou émues comme cela a pu être le cas dans d'autres ouvrages. Les voici :

"Le monde venait de s'écrouler. Tout était encore là, bien à sa place - les murs, les chaises, les dessins des enfants accrochés aux murs -, mais plus rien n'avait de sens. L'univers tout entier s'était désintégré d'un seul coup, atomisé puis aussitôt reconstitué, et le visage faussement solide et permanent qu'il présentait maintenant était risible ; au moindre effleurement il volerait de nouveaux en éclats ; tout était soudain inconsistant et fragile." p. 60 
'Peut-être avait-elle déjà commencé à verser le philtre empoisonné de sa rancoeur dans le puits du village, auquel toutes les commères iraient bientôt s'abreuver pour salir son nom [...]" p. 373

Mon avis est très difficile à préciser. J'ai bien aimé. j'étais contente de retrouver l'auteur, et son style. Après, j'ai été déçue de ce besoin qu'elle a eu de mettre ces gros mots (bon, ce sont les personnages...), les allusions sexuelles... J'avais le sentiment que c'était forcé, que ça ne collait pas avec l'image que j'avais d'elle. J'ai apprécié sa vision de la drogue, ni laxiste, ni trop moralisatrice, c'est là c'est tout.

Je n'ai pas été surprise de la fin. C'était une fin obligée, on est plus dans les contes de fées. Et j'ai aimé qu'elle aille par là, même si on l'y attendait. Price Minister demandait une note sur 20, pour moi ce sera donc un 14, pour inviter J.K. Rowling à transformer l'essai ! 

Et maintenant, je retourne vite à mon pauvre Victoria Hislop que j'ai laissé tomber sur le bord de ma route !

[L'image de fonds vient d'ici]

samedi 15 septembre 2012

Les enfants de la nuit de Franck Delaney

"Trois ans que Madeleine a été assassinée sans que la police ne découvre le moindre indice. Nicholas Newman, le seul homme qu'elle ait jamais aimé, était leur seul suspect. Et voilà que les Ikar, un couple de Hongrois, ramène Nicholas trois ans en arrière avec une simple photo. Dessus, une tour Eiffel en améthyste. Celle-là même que le tueur avait dérobé à Madeleine. Un objet unique auquel elle tenait par-dessus tout. Une piste vers le passé d'une femme dont il ne savait, en fait, rien. Une plongée dans l'horreur d'une des périodes les plus sombres de l'Histoire."
[résumé éditeur, chez Pocket n°14712, impr. 2011, isbn : 978.2.266.21044.7]

Étonnamment (je n'avais pas du lire le résumé jusqu'au bout, ce n'est pas possible autrement !), en achetant ce livre, je n'avais pas compris que l'intrigue tiendrait une place importante sous la Shoah. J'étais à mille lieux de penser me retrouver dans l'Allemagne d'Hitler, aussi j'ai eu au départ un peu de mal à entrer dans l'histoire...
Frank Delaney est assez fort pour nous faire vivre un autre versant de cette tragédie : ce n'est pas au milieu des camps que l'on se retrouve, mais au sein d'un Institut Familial, où les Nazis ont cherché à étudier ce qui faisait la force des familles juives... Ils ont retenu 4 familles et les ont observé nuit et jour dans leur plus grande intimité, comme des animaux en cage. Le contexte du roman en lui-même se situe dans les années 90, nous allons donc suivre les conséquences de cette "étude".
Le problème, c'est que je n'ai pas du tout adhéré au caractère du héros principal, Nicholas Newman... Le roman fait bien ses 500 pages, et j'ai eu l'impression de l'entendre se plaindre tout du long : pauvre petite chose fragile...! La situation difficile dans laquelle il se retrouve embriguadé ne met qu'encore plus l'accent sur son horrible égoïsme ! Et alors bonjour la libido, Monsieur n'est pas capable de penser avec sa tête et se retrouve dans le lit d'une femme qu'il pense liée au Mal... Pfffff !

Ce n'est que vers la fin que j'ai retenu quelques petites phrases :

"J'adore tous ces gratte-ciel. Si nous autres européens admirons dans nos cathédrales la façon dont elles imitent le déploiement des arbres dans la nature, les architectes de New-York ont grandi les yeux levés sur une forêt de séquoias géants." p. 418
"Nous qui tapissons notre vie d'achats consolateurs, ces sucres d'orges de la conscience, nous ne savons rien de l'anéantissement de la vie par des moyens -et par des êtres- barbares." p. 429
"Sur le trottoir, nous tombâmes dans les bras l'un de l'autre. Etais-je encore anglais ?" p. 545

Il y a à la troisième de couverture, une publicité pour le nouveau thriller de Frank Delaney, Les enfants de la peur... Me demande si à l'occasion je me laisserais tenter... Mais c'est toujours Nicholas Newman le héros ! A voir !

jeudi 23 août 2012

Cet été-là de Véronique Olmi

"Coutainville, un week-end du 14 juillet. Trois couples d'amis se retrouvent. C'est un rite immuable et léger. Une paranthèse joyeuse. Cet été-là, pourtant, un adolescent s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures... Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses -mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis-, un roman sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes de la jeunesse"[résumé éditeur, chez Livre de Poche, impr. 2012, isbn : 978.2.253.16213.1]

Deuxième rencontre avec Véronique Olmi, après Bord de mer. J'étais assez pressée de la retrouver, qui plus est dans un peu le même contexte : la mer/l'océan, une sorte de fuite en avant en groupe...
L'écriture de Véronique Olmi se lit toujours aussi facilement, je n'ai pas été déçue. Malgré tout, j'ai trouvé quelques petites longueurs : à force de rentrer dans les sentiments de ses protagonistes, ils ont fini -tous- par me paraître un peu antipathiques... J'imaginais cette bande de parisiens débarquer en Normandie, se croire chez eux sous prétexte qu'ils y vont 3 jours/an depuis 16 ans... On se retrouve tellement dans leurs têtes qu'ils en finissent par paraître égoïstes.
Une trame qui se déroule sur 3 jours, c'est court, alors forcément la fin tombe aussi un peu comme un couperet.


Voici néanmoins quelques citations qui donnent une idée :

"Elle avait 40 ans et ne s'en plaignait pas, sachant combien dans dix ans, dans vingt ans, elle regretterait cet âge, et c'est peut-être ce qui plaisait aux hommes, cette façon désinvolte qu'elle avait de porter ses 40 ans." p. 15
"Non. Je pense qu'ils ont fui au contraire, du plus vite qu'ils pouvaient, ils respirent sûrement en haut d'un arbre, ou dans une ville pleine de musique." p. 21
"Elle était née dans cette fourmilière dont l'agitation ne cessait jamais, le jour se levait quelque part dès que la nuit arrivait ailleurs et c'était comme des départs de feu, cela s'embrasait continuellement et rien ne pouvait empêcher le mouvement, sept milliard d'êtres humains vieillissaient en même temps." p. 65


vendredi 17 août 2012

La Douleur de l'absence de Lynne Griffin

!!! ATTENTION !!! le résumé est un SPOILER !!!

"Quand Tessa entre dans le cabinet de Celia, thérapeute, elle espère trouver des réponses aux questions qui la hantent depuis l'accident ayant coûté la vie à sa petite fille de 4 ans : qui peut bien être ce chauffard qui roulait si vite devant l'école maternelle ? Comment a-t-il pu s'enfuir alors qu'Abby gisait sur la route ? Pourquoi la police a-t-elle laissé tomber l'enquête ? Et, surtout, comment continuer à vivre sans Abby ? Au fur et à mesure des séances, un lien de confiance, et même d'affection, se crée entre les deux femmes. Car Celia est la mieux placée pour comprendre Tessa : elle-même a perdu une petite fille, emportée par la maladie.
Mais ce que toutes deux ignorent, c'est qu'elles ont plus en commun qu'un impossible deuil. Poursuivant sa quête désespérée d'apaisement, Tessa va mettre au jour une terrible vérité qui fera tomber toutes leurs certitudes..."
[résumé éditeur, chez Livre de Poche n°32631, impr. 2012, isbn : 978.2.253.15772.4]

J'ai lu ce petit livre en 3 jours... En lisant la quatrième de couverture quand je l'ai acheté, je me suis dit "hmmm, pas un sujet facile, vais peut-être pas le lire de suite...", puis finalement, la douleur de ces pages m'a happée. Les sentiments des personnages y sont très bien décrits, sans tomber à l'inverse dans un pathos anesthésiant.
Le seul petit reproche, peut-être, serait le côté un peu lisse des personnages... Le genre à dire "saperlipopette" alors qu'ils vivent un drame profond, j'avoue que j'ai du mal à les trouver réalistes...
J'ai trouvé dommage que le résumé donne des indices sur une certaine histoire qui pourtant se dévoile au fil des pages... Pas bien malin de la part de l'éditeur, même si je comprends que cela puisse aussi aider à attirer le chaland !
Je pense que l'intrigue peut vite sauter aux yeux d'un lecteur imaginatif... J'avoue ne pas avoir cherché à trop comprendre, me disant que le lien serait trop évident... Et pourtant ;)

Je partirais bien sur quelque chose de plus gai maintenant, mais... Je crois que ce ne sera pas encore pour aujourd'hui !!

dimanche 8 juillet 2012

Replay de Ken Grimwood



"A 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence...

Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d'aujourd'hui ?"

[résumé éditeur, coll. Points n°P399, chez Seuil, DL 1997, isbn : 978.2.02.032126.6]


Ce qui m'a donné envie de lire ce livre lorsque je l'ai tenu en mains c'est, en plus de ce résumé et des critiques marketing élogieuses en guise de témoignages, la photo de l'auteur sur la 4ème de couverture. Il y a des yeux perçants qui me disent "lis !" Si je lui ai gentiment obéi, c'est aussi sans doute parce qu'il ressemble assez à un de mes anciens profs de fac qui me lançait le même genre d'interjections !

En plus, on apprend que Ken Grimwood est décédé en 2003 à l'âge de 56 ans et cela me fait toujours quelque chose de lire l'ouvrage d'un nouvel auteur (pour moi) qui n'est plus de ce monde (comme si je l'exhumais des limbes littéraires, rien que ça !!).

Quant aux thèmes, les allers-retours entre vies antérieures et la connaissance du futur ont toujours été des sources d'inspirations sympathiques...!

L'édition poche de Points fait 431 pages, et j'avoue les avoir tout de même un peu senties passer... Malgré une idée de départ riche, et un style d'écriture impeccable, l'intrigue traîne parfois un peu en longueur... A travers différentes phases du récit, Ken Grimwood veut nous faire réfléchir sur quelques lieux communs, le temps qui passe, les choix qui s'offrent à nous et ce que l'on en fait.
En page 407, le héros qui a déjà vécu son lot d'aventures temporelles rencontre une jeune femme qui lui affirme : "Je crois que ça ira. Je veux dire, nous avons tout le temps de régler le problème. Nous avons tellement de temps." Une illusion que Jeff Winston ne connait que trop bien !
La morale peut-être, que veut nous faire passer l'auteur, pourrait se trouver p. 428 : "Le seul véritable échec, et le plus douloureux, aurait été de ne prendre aucun risque."

A bon entendeur... Nous, communs des mortels, n'avons qu'une seule vie !

lundi 11 juin 2012

L'héritage de Katherine Webb


Une nouvelle histoire de secret de famille, enterré dans les couloirs d'un manoir anglais... Rien de bien neuf sous le soleil, donc ! Et pourtant, la lecture de ce roman de Katherine Webb a été tout à fait agréable. Je me suis prise dans l'histoire, voulant en apprendre plus sur les différentes générations de cette froide famille de la campagne anglaise...
Bien sûr, il y avait toujours un petit côté gnan-gnan, notamment dans le versant de l'histoire du début du XXème siècle (à croire qu'on ne pouvait pas aimer dans l'aristocratie de 1900, sans faire des manières et des manières...), mais passé cela, le style de l'auteur restait tout à fait appréciable !

lundi 28 mai 2012

Un jour de David Nicholls


 
En lisant la quatrième de couverture au moment de cet achat, mon cerveau a fait l'impasse sur une information importante : les deux protagonistes se fréquentent. En commençant la lecture, j'étais persuadée que ce serait l'histoire de deux destins qui se croisent chroniquement pendant 20 ans... Sans jamais se rencontrer, se rentrer dedans. C'était ce que j'avais envie de lire.

Du coup, forcément, j'ai été déçue. Et je ne suis pas rentrée dans l'histoire.
Je me suis un peu forcée, mais l'envie n'était plus là... je m'étais un peu attachée aux personnages entre temps quand même, alors je me suis inquiété de leur devenir. J'ai préféré voir le film pour avoir la réponse à mes questions, plutôt que de me farcir 200 dernières pages.
Finalement, je l'ai eu mon histoire : David Nicholls et moi n'avons fait que nous croiser.

jeudi 3 mai 2012

Meurtres entre soeurs de Willa Marsh


Willa Marsh
signe ici une saga familiale (on suit les protagonistes sur de longues périodes et assez rapidement) racontant la vie de deux demi-soeurs, dont la vie est bouleversée suite à la naissance de l'enfant commun de leur deux parents. Jusqu'à leur donner des envies de meurtres...
L'histoire est plutôt bien ficelée, même si le rythme est assez inégal. Au final, on se laisse tout de même attraper par cette drôle de vie que mène les héroïnes, jusqu'à se demander comment cela finira.



Un moment de lecture agréable, sans plus.

samedi 28 avril 2012

La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay


La Mémoire des murs de Tatiana de Rosnay est un petit livre racontant le parcours d'une femme seule, sombrant peu à peu dans la folie après qu'elle emménagesuite à la séparation d'avec son conjoint, dans un appartement ayant abrité un crime. Un crime absolument atroce, du genre qui hante les mémoires, qui laisse forcément des traces invisibles dans l'âme.
L'histoire est bien ficelée, monte doucement au créneau... et coupe trop brutalement à mon goût. J'aurais aimé en lire plus... en même temps, est-ce que ce n'est pas justement ça qui en fait un bon livre ?

vendredi 20 avril 2012

Le Voisin de Tatiana de Rosnay


Sans être emballant comme ont pu l'être d'autres romans de Tatiana de Rosnay, Le voisin reste une lecture rafraîchissante... 

Le lecteur plonge dans cet univers proche de son quotidien ou tout du moins, une réalité qui lui est facile à imaginer (une vie dans une grande ville, avec mari travaillant beaucoup, des enfants assez grands, l'image d'une femme diminuée par ses complexes) et se demande comment la si sage héroïne... Que dis-je ! La si plate Colombe, va se retrouver dans la situation mise en "teaser" avant le premier chapitre... 

Mais une fois de plus... Je trouve la fin trop abrupte ! Le scénario qui montait tout en puissance petit à petit, explose d'un coup... Pour retomber comme un soufflet dans les dernières pages.

mardi 1 novembre 2011

Les filles de Lori Lansens


Lecture agréable, mais je ne serais pas allée jusqu'aux commentaires lisibles sur la couverture, comme ''un roman inoubliable''... C'est une drôle d'histoire, que celle de ses soeurs conjointes par la tête qui entament leur autobiographie... L'auteur ne rentre pas dans le cliché des phénomènes de foire, et parfois au cours des pages on se surprend à se refaire la remarque ''mais pourquoi sont-elles toujours fourrées ensemble ?''... 

Finalement, la singularité de chacune prend vite le dessus sur la paire ce qui est un très bon travail de l'auteur. Mais alors que l'on s'attend quand même un peu à ce que ces filles aient vécu une vie extraordinaire, je suis un peu déçue qu'au final, il n'en soit rien du tout... Lori Lansens a réussi à rendre ces héroïnes tout à fait ordinaires... voire un poil ennuyeuses !

vendredi 19 août 2011

Hiver de Mons Kallentoft



Première rencontre avec l'équipe de police de Linköping qui m'aura apporté une nouvelle facette d'un roman policier...

J'ai apprécié la vision des choses de la commissaire Fros.

Je reste donc curieuse de savoir ce que vont nous réserver les autres saisons... Le style de Kallentoft n'est en rien semblable à ceux d'autres auteurs de polars, tant il se place au niveau de la victime. Celle-ci (ou ceux-ci) ont constamment la parole, voire un rôle à jouer.

samedi 3 juillet 2010

Dernière escale de James Patterson

★ ★ ★ ☆☆
On voit venir l'auteur de loin, mais il n'empêche... le style est agréable, et les pages se tournent rapidement... Les chapitres très courts donnent un rythme soutenu à l'ensemble.
Un livre que l'on ne relira pas forcément deux fois mais qui aura permis de passer un bon moment de détente.

vendredi 23 avril 2010

Le temps n'est rien d'Audrey Niffenegger

★ ★ ★ ☆☆
Histoire originale, fort bien écrite. Les personnages sont attachants, et les rebondissements et zig-zags du temps nous tiennent en haleine. Cependant, après lecture de la 4ème page de couverture, je crois que je m'attendais à encore un peu plus !
Audrey Niffenegger m'a donné envie de découvrir ses prochains romans !
Hâte de voir ce que le film que ce livre a inspiré a donné :)