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jeudi 17 avril 2014

Je reviendrais avec la pluie de Takuji Ichikawa

Depuis la mort de sa femme Mio, Takumi vit seul avec son fils Yûji, âgé de six ans. Il gère le quotidien et l'éducation de son fils du mieux qu'il peut. Une seule chose le fait tenir, la promesse faite par Mio qu'elle reviendrait avec la pluie. Le premier jour de la saison humide, cette promesse se réalise. Durant six semaines, le temps se suspend pour Mio et Takumi. En 2003, plus de trois millions de lecteurs japonais tombent amoureux de Je reviendrai avec la pluie. Suite à son immense succès, le livre a inspiré un film et une série télé encensés par la critique, ainsi qu'un manga sacré best-seller. Takuji Ichikawa défend une vision idéalisée de l'amour et met au service de cette histoire bouleversante une écriture d'une sensibilité rare, poétique et pleine de fantaisie.
Je ne sais plus depuis combien de temps je lorgnais sur cette histoire. Quand enfin, un jour à la gare, je suis enfin tombée sur la version poche, je n'ai pas hésité une demi-seconde ! Et ni une, ni deux, j'en ai entrepris la lecture. 

Je n'ai pas accroché tout de suite... J'ai même commencé deux autres livres en même temps, ce qui n'est pas de moi d'habitude. Mais ces deux derniers jours, je me suis replongée dedans avec délice, et... Avec quelques larmes aussi !!

Takuji Ichikawa a su retranscrire des émotions simplement belles. Même si mon accrochage a été fastidieux, je sentais que ce livre me plairait, à un meilleur moment de ma vie. 

Je me suis tout de suite attachée au personnage de Tak-kun. Au début, je le prenais un peu pour une sorte de Forrest Gump japonais, sensible, simple peut-être, mais avec une vision des choses très touchante. 

Au fil de ma lecture, je m'attendais à ce que l'on n'ait pas le fin mot de l'histoire sur la réapparition miracle de Mio pendant quelques semaines... Et ce n'était pas un soucis pour moi, je me faisais gentiment balader par l'auteur.

Pour la petite histoire, je l'ai terminé lors d'une longue attente chez un docteur. Le monde dans la salle ne m'a pas empêchée de verser ma petite larme !
C'est sans aucun doute que je lui mets ses 5 étoiles. Je m'étais dit, assise sur ma chaise en plastique de salle d'attente, que si je le finissais à cet endroit là en cas, je le laisserais à quelqu'un d'autre avec un petit mot dedans. Mais finalement non, il était trop joli, je préfère le prêter à mes proches :)

Et maintenant, je suis plongée dans du Harlan Coben avec Six ans après... J'en viendrais vite à bout. Et il faut aussi que je vienne vous causer de 06h41 de Blondel lu en deux temps trois mouvements :)

A très vite !

[crédit photo : "Ripple" de mrhayata via flickr.com]

samedi 20 avril 2013

Le Confident, d'Hélène Grémillon

"Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance referme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.
Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues."
[Résume éditeur, chez Folio, n°5374, impr. 2013, isbn : 978.2.07.044509.7]

Voici un petit bijou bien vite lu, quatre petits jours auront suffit pour venir à bout de ses 310 pages.
Le style d'Hélène Grémillon est tout ce que j'aime, elle n'écrit pas, elle nous parle. D'ailleurs, le début m'a un petit peu perturbée car justement, il n'y en a pas vraiment : on entre directement dans l'histoire, pas de détours, pas d'explications. Mais c'est bien vite oublié !

Ce roman a plusieurs narrateurs, que l'on reconnait à la typographie. Entre autres, il y a Camille, dont la vie bascule : sa mère vient de mourir et elle attend elle-même un enfant auquel elle ne rêvait plus. Il y a Louis, qui lui raconte son enfance, son amour avec Annie pendant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, par le biais de lettres tout aussi directes et franches. Ces deux tranches de vie vont finir par se mêler l'une à l'autre.
Bien que l'on puisse facilement deviner où l'auteur veut nous mener... On ne voit pas venir la fin (fin toute aussi abrupte que le début, mais après ces quelques centaines de pages, on s'y est fait), un joli coup de maître !
Le premier paragraphe :
"Un jour, j'ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée. C'était un événement  car dans ma vie je n'ai jamais reçu beaucoup de courrier. Ma boîte aux lettres se bornant à m'annoncer que la-mer-est-chaude ou que la-neige-est-bonne, je ne l'ouvrais pas souvent. Une fois par semaine, deux fois les semaines sombres, où j'attendais d'elles, comme du téléphone, comme de mes trajets dans le métro, comme de fermer les yeux jusqu'à dix puis de les rouvrir, qu'elles bouleversent ma vie.
Et puis ma mère est morte. Alors là, j'ai été comblée, pour bouleverser une vie, la mort d'une mère, on peut difficilement mieux faire."
Une petite phrase qui m'a plu :
"Les confidences sont une marque d'amour ou d'amitié à manier avec dextérité." p. 182
Hélène Grémillon va rester dans ma liste d'auteurs à suivre !

Hélène Grémillon présente "Le confident". par blogsdeplon
Et maintenant ? Je suis bien embêtée... Je n'ai rien à lire sous la main !! Après toutes ces chouettes lectures (3 livres à ★ à la suite, ça ne présage rien de bon, non ?), je crains de retomber dans quelques lectures que je laisserais tomber trop vite... A suivre, donc !

Crédit photo : Iasi old photos de Adrian Serghie sur flickr.com

lundi 15 avril 2013

Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard

"Venue séjourner sur  l'île de Rhodes pour se remettre d'un drame personnel, Heather Mallender disparaît brusquement au cours d'une balade en montagne, presque sous les yeux d'Harry Barnett, le gardien de la villa où elle résidait. Soupçonné de l'avoir assassinée, Harry est laissé en liberté, faute de preuves. Ce quinquagénaire alcoolique et désabusé décide alors de mener l'enquête à partir de sa seule piste : les vingt-quatre dernières photos prises par la jeune femme. Cliché après cliché, il va ainsi reconstituer les dernières semaines de sa vie, entre la Grèce et l'Angleterre. Mais plus il apprend de choses sur le passé d'Heather et plus le mystère s'épaissit."
[Résumé éditeur, chez Livre de poche, n°32874, impr. 2013, isbn : 978.2.253.16953.6]
Olivia de Lamberterie, journaliste chez Elle, est citée sur la quatrième de couverture : "Robert Goddard signe avec Heather Mallender a disparu un pavé à suspense à devenir asocial et insomiaque". Je lui accorde volontiers que c'est un vrai pavé : 714 pages durant lesquelles Goddard ne nous lâche pas, ne nous perd pas en route. Il tient son lecteur en haleine, il distille des indices, des doutes. Une bien belle petite cuisine ! Je viens de le refermer et l'idée qui me vient en premier c'est : quand même, c'était drôlement bien ficelé, tout ça ! Pour le côté asocial et insomniaque, bon j'ai quand même passé mon tour... Il m'aura fallut un peu plus d'un mois pour le lire très tranquillement !

L'auteur nous amène dans les montagnes grecques, dans la campagne anglaise... On traîne aussi pas mal dans les pubs et les tavernes, accoudés au comptoir avec notre anti-héros mal fagoté qui transpire le doute et l'apitoiement. On est avec lui pour le conforter dans son raisonnement. Sans rire, Goddard a réussi à nous faire asseoir à côté d'Harry et à lui souffler à l'oreille : "mais si, c'est par là qu'il faut que tu ailles, vas-y !"
Le premier paragraphe :
"Si elle revenait maintenant, ou même dans cinq minutes, tout irait bien. Il pourrait mettre sur le compte d'un excès de silence et de solitude l'impression confuse qu'il ne la reverrait peut-être jamais. Du reste, son bon sens lui soufflait qu'elle allait revenir d'un instant à l'autre et crier son prénom en descendant le sentier. S'il en était venu à redouter le contraire, c'était uniquement sous l'emprise de cette part de lui-même vouée au monde obscur des instincts et des sensations dont il n'aimait pas faire grand cas."
Ceux qui aiment les histoires à suspenses, puisant leurs racines dans de sombres histoires du passé seront sans doute contents du voyage...!
Quant à moi, maintenant... Je m'en vais ouvrir un premier roman : le fameux Confident d'Hélène Grémillon !

Crédit photo : Rhodes - Harbor Entrance, de Roger4336 sur Flickr.com

jeudi 21 mars 2013

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

 Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu'à devenir accros. Jusqu'à ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre. Sans se rencontrer pour autant...Savoureuse et captivante, cette comédie de moeurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.
[Résume éditeur, chez Livre de poche, n°32132, impr. 2012, isbn : 978.2.253.15730.4]
Aujourd'hui, je vous propose un petit intermède allemand...
Ce livre, beaucoup en ont parlé... je suis passée devant plusieurs fois, mais alors, il ne me tentait pas... L'autre jour, j'ai lu une critique dans la revue PAGES des libraires et je me suis dit "allez, la prochaine fois que je retombe dessus, je re-regarde". Et c'est arrivé il y a trois jours, entre midi et deux. Je le prends, la couverture me laisse toujours aussi froide. Mais bon, je le prends quand même !
Je ressors de la librairie et j'ai encore un peu de temps devant moi, avant d'aller bosser... Alors je me dis "j'ai qu'à voir un peu ce que ça donne" !
J'ai ri et souris dès les premières pages. Ce livre, assez fin puisque "seulement" 348 pages, je l'ai lu en deux petits jours. Comme ce sont des mails, les paragraphes et chapitres sont très courts, mais le ton lui, est toujours là ! Daniel Glattauer que je découvre, a le sens de la bonne phrase (en tout cas, on peut aussi saluer sa traductrice, Anne-Sophie Anglaret !).
Bien sûr, le thème me touche particulièrement, faisant partie de ces gens qui communiquent virtuellement avec de parfaits étrangers, les laissent entrer dans une espèce de sphère semi-privée jusqu'au jour où... ce ne soit plus possible et qu'il faille faire un choix.

Quelques extraits notés ici et là, pour se faire une idée du style :
"Mais à part cela ? Rien. Il n'y a personne autour de nous. nous n'habitons nulle part. nous sommes sans âge. Nous sommes sans visage. Nous ne faisons pas la différence entre le jour et la nuit. Nous vivons hors du temps. Nous sommes retranchés derrière nos écrans, et nous avons un passe-temps commun : nous nous intéressons à un parfait inconnu." p. 29
"Cela confirmerait que nous sommes chacun la voix de l'imagination de l'autre. N'est-ce pas assez beau et précieux pour en rester là ?" p. 122
"On ne peut pas reproduire le bon vieux temps. Comme son nom l'indique, ce temps est vieux. Le nouveau temps ne peut jamais être comme le bon vieux temps. S'il essaie, il semble aussi défraîchi et usé que celui qu'il souhaite voir revenir. Il ne faut pas regretter le bon vieux temps, sous peine de devenir soi-même vieux et amer." p. 264

Bo, je retourne à mon Robert Goddard :D

(crédit photo : 19:37 != 22:56 de psd, via Flickr.com

dimanche 20 mai 2012

A l'abri de rien d'Oliver Adam


 

C'est avec ce livre d'Olivier Adam que j'inaugure ici cet espace dédié à mes lectures. Pour le moment, je vais surtout coller les critiques que j'ai déjà publiée sur Librarything, histoire d'avoir un peu de contenu... Mais elles sont courtes, et peu abouties. Les posts qui suivent cet article ont été ajoutés rétrospectivement.


Rentrons dans le vif du sujet :

Il n'y a pas à tortiller, Adam est un des grands auteurs contemporains... Chaque livre lu de lui, nous fendille un peu plus. Ce n'est pas juste de la lecture, c'est une lutte entre l'auteur et son lecteur, et les images qui transvasent de l'un à l'autre.

Le rythme implacable et froid de A l'abri de rien m'a retourné tant et si bien que j'avais du mal à lire cette histoire de femme qui laisse tout de sa vie pour venir en aide aux réfugiés laissés pour compte, jusqu'à se faire happer par leur misère et leur combat. J'ai commencé d'autres livres en même temps, mais ils n'avaient plus de saveur, mes yeux se tournaient sans arrêt vers cette femme de dos, sur la couverture. Il fallait le finir avant de pouvoir passer à autre chose.

Et maintenant que c'est fait, je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir lire à la suite... Peut-être me faudra-t-il trouver un autre Adam.

samedi 18 février 2012

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett


J'ai entendu des commentaires assez contradictoires sur ce livre. Tantôt encensé, tantôt critiqué... mon opinion a vite trouvé sa place et ce, dès le début de la lecture.

Certains lui ont reproché les changements de narration : pour ma part, j'adore passer de l'une à l'autre des narratrices. Lorsque l'on les quitte pour une autre, on se demande toujours ce qui va advenir de la première, et on a hâte de la retrouver.

D'autres ont décrié sa traduction. Et là, je m'insurge ! Pierre Girard a parfaitement rendu le "parlé" de ces bonnes... Elles n'allaient pas parler comme des aristocrates du 18ème, non plus !
Quant à l'histoire... je suppose que comme toujours, c'est une affaire de goût. On y est sensible, ou pas.
Je l'ai été. Quand je lis que cela se passe dans les années 60, ça me parait loin, je n'arrive pas à imaginer que ce soit une époque proche tant tout ce que je lis est absurde. Et pourtant, la narratrice elle-même, parle à la fin de sa bonne Demetrie... Ces petits Blancs dont elle parle, sont en train de devenir grands-parents... ce n'est vraiment, vraiment pas loin.
Reste à espérer que ces valeurs, elles... se soient éloignées. 

jeudi 24 mars 2011

Des vents contraires d'Olivier Adam



Ma première rencontre avec Olivier Adam, en tous cas au niveau de la littérature...
Et je ne suis pas déçue ! Cette histoire restera là, quelque part. J'ai beaucoup aimé être aux côtés de ce héros cassé, et bourré de défauts. J'ai aimé sa vision de la ville de son enfance, celle qu'il retrouve comme un endroit où tout recommencer, en y déposant ses bagages si lourds.
Maintenant, je suis curieuse de rencontrer les autres héros d'Adam.

lundi 11 octobre 2010

Le choeur des femmes de Martin Winckler



Bien sûr, l'auteur se sert de ce roman pour faire passer ses idées sur la médecine d'aujourd'hui... Ce qui du coup n'apporte pas un récit très réussi sur la forme... Mais rien que le sujet est important ! Quelle femme ne se sentira pas concernée par ces questions sur la gynécologie, la contraception, et le rapport qu'elles entretiennent avec "leur" médecin ?

Et mine de rien, entre deux pages, on apprend deux-trois choses.

dimanche 27 décembre 2009

Mille soleils splendides de Khaled Hosseini


Un de ces livres dont les personnages nous hantent une fois fini... Que lire ensuite ? Comment tourner la dernière page, comment passer à autre chose, oublier ?
La vie de deux femmes afghanes au 21ème siècle...
Au début, on se dit "bah, c'était il y a longtemps, ça..." Et au final, on arrive aux années 90, puis au 11/09... Se dire qu'il y a toujours des gens traités de la sorte, à notre époque...
A lire, et à ne pas oublier !

mercredi 5 août 2009

Le Jardin des secrets de Kate Morton


Une fois encore, Kate Morton parvient à nous livrer une saga familiale riche en rebondissements sur plusieurs générations...
En plus, l'une des héroïnes porte le même prénom que le mien, et c'est toujours quelque chose qui me plait ;)
A (re)lire sans hésiter !

samedi 18 juillet 2009

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes


Un jeune déficient mental accepte d'être le cobaye d'une expérience scientifique visant à le rendre plus intelligent. Le lecteur suit son parcours à travers le journal intime qu'il rédige jour après jour, et où il note ses impressions et sensations.

L'auteur retranscrit parfaitement les différentes étapes de cette expérience. Le lecteur voit l'évolution du cobaye non pas seulement dans l'histoire, mais dans le style lui-même.

Attention, il y a une morale à l'histoire !

vendredi 17 juillet 2009

Dans l'or du temps de Claudie Gallay


Le narrateur rencontre fortuitement une vieille dame qui va voir en lui le dépositaire idéal de son histoire personnelle. Petit à petit, au fur et à mesure de la confiance qui grandit, elle lui raconte sa jeunesse avec son père, parti sur la trace des indiens Hopi d'Amérique avec entre autres, André Breton.

Des allers-retours transatlantiques et entre passé et présent, entre vieillesse des corps (mais jeunesse de l'âme, toujours) et maturité... Une belle nouvelle histoire sous la plume de Claudie Gallay

The secret lives of men and women de Frank Warren


Y a-t-il quelque chose de plus troublant que de découvrir, réunies dans ce livre, toutes les petites et grandes confessions d'hommes et de femmes anonymes ?
Témoins des pires secrets ou des plus petites misères, ces cartes postales illustrent la vie cachée des hommes.