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lundi 8 décembre 2014

Peine Perdue d'Olivier Adam


Cette année, à nouveau, j’ai eu l’occasion de participer aux matchs de la rentrée littéraire organisée par Price Minister.
Parmis la liste de livres proposés, j’ai choisi le dernier Olivier Adam, Peine perdue.
Ayant très peu rédigé de critiques dernièrement (oups !!), ma dernière critique d’Adam n’est pas très loin en bas de la page ! Je risque donc de me répéter : j’aime Olivier Adam, c’est vrai, je le jure ! Et pourtant…

Je n’irais pas plus loin dans ma lecture de Peine perdue, soit une cinquantaine de pages...

Tout comme le dernier roman d’Adam que j’avais lu, les Lisières, Peine perdue est un énorme bloc de mots collés les uns à la suite des autres. Pas de respiration, des énumérations, des suites d’idées agglutinées. Cette fois-ci, pour moi, la forme aura eu raison sur le fond. Je n’arrive pas à passer outre.

Pourtant, l’idée de départ est très sympa : on passe d’un interlocuteur à un autre par chapitre. N’ayant lu que les premiers, j’ai donc eu affaire à 5 ou 6 voix différentes, qui se mêlent et racontent jusqu’ici du moins, un même début de journée. Antoine se fait agresser alors qu’il aurait du aller chercher son petit pour l’amener à Marineland ; son ex-compagne l’attend, mais doit partir à son premier boulot ; son nouveau compagnon à elle, se retrouve avec le petit et décide d’aller chercher Antoine pour que le minot ne soit pas déçu une n-ième fois par son père ; etc. … Au total, 23 personnages vont ainsi se faire entendre à un moment clé, permettant de faire avancer au fur et à mesure l’intrigue. Le tout sur fond de tempête qui se lève pendant la fin de saison sur la côte. Ce qui implique une ambiance humide, lourde, morne et déserte.

Généralement, ça ne me gêne pas. Les longs chapitres, les héros qui ont l’air d’avoir des vies tristes et pesantes… J’y trouve même un certain intérêt.

C’est juste qu’en ce moment, ça ne passe pas. Je n’ai pas envie de lire ça maintenant. Je ne veux pas me forcer à lire un livre, alors qu’il y en a tant d’autres qui m’attendent et qui correspondront plus à ce que je cherche en cet instant.

En ce moment, j’ai envie que mes lectures me fassent rêver, et Adam est beaucoup trop réaliste pour ça. Il me fait peur, à dessiner cette France chaque jour un peu plus pauvre et désabusée, même si elle sait voir du Beau à un coin de rue...

Me voilà du coup bien embêtée pour lui donner une note sur 20 !
Mon seul conseil serait celui-ci : si vous aimez Olivier Adam, n’hésitez pas :)
Je pense sincèrement que j'y reviendrai moi-même, plus tard !

Je préfère poster ce semblant de critique aujourd’hui pour éventuellement pouvoir faire profiter un autre blogueur de mon exemplaire, et si vous ‘êtes pas encore inscrit vous-même, il y a toujours moyen ici !

En attendant, je crois qu'il est temps que pour 2015, je prenne la bonne résolution de plus souvent me pointer par ici :)

dimanche 1 décembre 2013

Une part de ciel de Claudie Gallay


"Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, lebeau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse… Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l’artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… Curtil sera-t-il là pour Noël ?
Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d’absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d’hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d’atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs."
[Résumé éditeur]

Cela fait quelques années maintenant que Claudie Gallay fait partie de mes valeurs sûres. J'avais adoré son Dans l'or du temps (★)... Elle avait essayé de me perdre au milieu de ses Déferlantes (★★★☆☆) et au final, je ne l'en avais aimée que davantage. J'avais été étonné de découvrir que ces deux histoires si différentes avaient été rédigées par la même main ! En tenant mon exemplaire d'Une part de ciel sympathiquement offert par Price Minister pour ses matchs de la rentrée littéraire, je ne savais pas encore quelle Claudie Gallay j'allais retrouver et, je ne savais pas laquelle j´avais plus envie de lire !
Très vite, le ton est donné : c'est l'ambiance des Déferlantes que l'on retrouve. Bien que le contexte géographique soit différent, l'histoire est la même : une femme, plus toute jeune mais pas encore d'âge mur, arrive dans un lieu. Elle est seule, elle vient d'être quittée et sa vie semble arriver a un tournant. Les Déferlantes se situait en Bretagne, une part de ciel est dans les alpes... Il y a une diagonale entre ces deux décors et pourtant ! J'ai eu la sensation que c'était les mêmes endroits, les mêmes gens. Les vagues sont remplacées par les feuilles des arbres, les oiseaux marins par les écureuils. Claudie Gallay est une reine des atmosphères. Elle décrit chaque petites choses, chaque petit geste du quotidien, chaque petit tour de cuillère dans un café crème accoudé au zinc, chaque petit flocon de neige qui se pose doucement sur une branche de chêne. Alors oui, c'est long. C'est même très long. 400 et quelques pages de détails accumulés jusqu'à former des pans de vie, des liens entre les personnages, des questionnements incessants sur la place que chacun d'eux semble occuper dans leurs histoires communes. "Et si ?"... "Et est-ce que tu crois que...?" La narration est construite au jour le jour, comme un journal intime oral. Carole raconte :
"Lundi 3 décembre
On était trois semaines avant Noël. J'étais arrivée au Val par le seul train possible, celui de onze heures. Tous les autres arrêts avaient été supprimés. Pour gagner quelques minutes au bout,  m'avait-on dit.
C'était où le bout ? C'était quoi ?
Le train a passé le pont, a ralenti dans la courbe. Il a longé le chenil. Je me suis plaqué le front à la vitre, j'ai aperçu les grillages, les niches, les chiens. Plus loin, la scierie sombre et la route droite.
Le bungalow de Gaby, la boutique à Sam, les boîtes aux lettres sur des piquets, le garage avec les deux pompes et le bar à Francky.
On avait bâti des maisons tristes cent mètres après la petite école. Les stations de ski étaient plus haut, sur d'autres versants.
J'ai pris ma valise. Je l'ai tirée jusqu'à la porte."
Bienvenue au Val.

L´attente.
On attend avec Carole et les siens. L'attente est longue et pesante. Lorsque nous Lecteur, tournons les pages les unes après les autres, c'est usant. Mais c'est aussi la force de l'écriture de Gallay. Je n'ai pas encore fini ce livre, je vais donc retourner y attendre Curtil moi aussi. Que vient-il annoncer ? Quelles seront les révélations finales ? Je pense d'ores et déjà deviner que ce n'est pas là que ce situe la clé de l'histoire.
Tout comme les enfants et Noël, elle est dans le pouvoir de savoir savourer l'attente.

[Crédit photo : Alpes d'automne, de Christophe Sertelet via flickr.com]

vendredi 11 octobre 2013

Têtes de Maures : Corse, 1931 de Didier Daeninckx

Corse, août 1931. François Caviglioli, "bandit d'honneur", fait irruption dans une petite station thermale pour prélever son tribut. L'affaire tourne mal et se solde par plusieurs morts. La panique s'empare de l'île, chassant touristes et curistes que des caïds rivaux se sont fait une spécialité de rançonner. L'occasion  pour le ministre de l'Intérieur, Pierre Laval, de mettre sur pied une expédition militaire d'une brutalité toute coloniale...
En quoi ces événements méconnus sont-ils reliés à la disparition de Lysia Dalersa, le 5 mai 2012, et à la mort de son frère, quelques semaines plus tôt, déchiqueté par la bombe qu'il destinait à une villa construite trop près des plages ?
Melvin Dahmani, petit escroc parisien qui fut l'amour d'été de Lysia, entreprend sa propre enquête. Mais les témoins sont rares ou tiennent à leur vie. Seuls indices : ceux que la jeune femme a laissés, un vieux cahier et deux têtes de poupées maures...
En Corse, dit le proverbe, "tout se fait, tout se sait, tout se tait". A moins de bien chercher...
[Résumé Editeur, chez L'Archipel, coll. Suspense, impr. 2013, isbn : 978.2.8098.9.1304]
Ah mon boucher me l'avait vendue, cette histoire ! Il m'avait dit : "seul un Corse, à la rigueur un Méditerranéen, peut comprendre cette histoire, vraiment la comprendre". Je ne sais pas si les Bretons ou les Chtits ne pourraient vraiment pas non plus en prendre la pleine mesure... mais pour ce qui est de mon cas, Jean-Paul avait visé plutôt juste. 
La Vendetta, ici ça fait partie des moeurs. D'ailleurs, rien que l’étymologie de ce mot est parlante : il vient du latin, passe par le corse, re-passe par l'italien avant d'être francisé. 

Beaucoup de choses m'ont plu dans ce roman de Daeninckx, mais surtout je pense, parce qu'elles résonnaient en moi comme des histoires familières. Les noms des personnages, des villes et villages, leurs descriptions... Cette ambiance lourde, palpable, cette sensation d'être surveillé.
Je l'ai lu en une petite semaine tranquillement... Une bouffée d'air après le Pulkkinen !!
Je regrette  peut-être juste un peu de m'être parfois sentie perdue... Entre les différentes histoires de vengeance (il faut dire que la vendetta, ça n'a pas de limite de temps... Parfois les coups pleuvent un jour après l'autre, et et parfois, il se passe des années...), il m'est arrivé d'avoir du mal à retracer le contexte !

Voici les deux extraits que j'ai jugé les plus parlants, sur la Corse, et sur la vendetta.
"Ecoutez, Melvin, une île au soleil, ça ne fait rêver que les continentaux. En vérité, c'est comme un bateau : on s'y emmerde tellement qu'on fait exprès de se croiser le plus souvent possible pour croire qu'il y a du monde." p. 161
"Refuser l'héritage du sang, c'est pire qu'un bannissement. Celui qui s'y risque, celui qui pardonne, est considéré comme un traître, un lâche. La société entière le tient dans le mépris, il devient la honte des siens, on dit qu'il piétine les ossements de ses aïeux tout autant qu'il déshonore sa propre prospérité. Aucune femme n'accepte plus de lui donner l'asile de son ventre, ses enfants sont voués au malheur, à la mort indigne..." p. 199
Et maintenant, qu'est-ce que je vais lire ?

Aucune idée... Je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur la question !! J'attends le livre que doit m'envoyer Price Minister pour participer aux Matchs de la Rentrée Littéraire 2013... J'ai peur de commencer un livre et de devoir l'interrompre... J'ai embarqué Océan Mer de Baricco que j'ai dans ma bibliothèque depuis des années sans l'avoir jamais ouvert... On verra s'il me tente !


[Crédit photo : "NONZA, petit village corse", de cremona daniel, via flickr.com]

dimanche 14 juillet 2013

Les Lisières d'Olivier Adam


Me voici très en retard dans la rédaction de mes petits avis de lecture...
Je n'ai toujours pas parlé de la Septième Vague, et plus le temps passe, plus mes souvenirs s'en étiolent...
Mais tant pis, aujourd'hui, je reprends les bonnes habitude avec le dernier Adam.

Ouuuh, je l'ai guetté, celui-ci, à sa sortie... J'ai hésité, à l'acheter. Maintes et maintes fois, je l'ai pris en mains, j'ai tiqué à la lecture de la quatrième de couverture, je l'ai reposé... Je crois qu'il n'y a pas à dire... Je trouve un livre de poche mille fois plus attirant qu'un livre grand format. C'est comme ça, ça ne s'explique pas ! Lorsque je suis tombée sur Les Lisières en version poche... Ni une ni deux, il était dans mon panier !

Parlons peu mais parlons bien, le résumé :
"Tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence : sa femme l'a quitté, ses enfants lui manquent, son frère l'envoie s'occuper de ses parents, son père ouvrier s'apprête à voter FN et le tsunami ravage le Japon, son pays de coeur. De retour dans la banlieue de son enfance, il n'aura d'autre choix que se tourner vers son passé pour comprendre le mal-être qui le ronge. Comment devient-on un inconnu aux yeux de ses proches ? Comment trouver sa place dans un monde devenu étranger ?"
[Résumé Editeur, chez J'ai Lu, impr. 2013, isbn : 978.2.290.06848.9]
Il devient connu que je surkiffe Olivier Adam. Il est "mon genre"... Un style fluide, des idées torturées, une envie de parler de notre société... Il met le doigt là où ça fait mal : je ne dis pas que cela sert "à quelque chose", mais personnellement... Ca me fait plaisir de lire quelqu'un qui souvent partage ma vision du monde.
J'avais adoré A l'abri de rien (), encore plus Des Vents contraires () qui pour moi reste une petite claque littéraire...
Quant aux Lisières...
Et bien, je l'ai bien aimé aussi ! Je lui mettrais une étoile de moins, peut-être...

Pourquoi ? Les deux autres romans que j'évoquais plus haut, étaient de longueur moyenne dirons-nous. Avec les Lisières, Adam signe un pavé de 500 pages très dense, notamment au niveau du rythme. Il n'était pas rare qu'une bonne dizaine de pages s'écoulent sans aucune respiration dans le texte, mis à part des points ou des virgules. Pas un saut de ligne, pas un alinéa, mais des blocs de mots, carrés, taillés au couteau. Le lecteur doit suivre l'auteur et son narrateur sans s'arrêter, il faut lui coller aux basques à ce Steiner, l'accompagner sur le chemin de ses pensées et de ses coups de gueule.
Parce qu'il y a ça aussi... Paul Steiner n'est pas un personnage très sympathique. Il est malade, habité par la Dépression. Et lorsque nous mêmes, nous nous sentons bien, et que nous tombons sur quelqu'un comme ça... Je crois qu'il est humain d'avoir parfois envie de lui secouer les puces (même si cela ne sert à rien, j'en conviens...).

Après, ce livre m'a beaucoup touchée personnellement. L'univers qu'Adam décrit me parle, notamment ses descriptions des petites villes de banlieues parisiennes et certains ressentis. J'ai lu ce livre avec un crayon à la main, des marques-pages, des post-its.
En voici quelques extraits :
"Dans les sanitaires des routiers se rasaient face aux grands miroirs, des commerciaux rajustaient leur cravate, une grosse femme noire récurait les chiottes, un instant je me suis demandé ce qui les faisait tenir tous. Se payer un toit, nourrir leurs gamins, pas beaucoup plus, ai-je pensé. L'amour des leurs. Quelques menus plaisirs arrachés à la grisaille. Rien d'autre." p. 37
"J'ai regardé autour de moi et j'aurais voulu que ça me quitte enfin, cette manie de voir partout des gens usés, quand ils ne l'étaient peut-être pas. Pas autant que je le pensais en tous cas. J'aurais voulu être capable de voir les choses autrement, de ne pas imaginer de failles même derrière les plus belles carapaces." p.40
"Je ne lui ai pas dit qu'au fond ce qu'il appelait <<chez lui>> n'était pas <<ici>> mais <<avant>>, dans sa jeunesse et que c'était bien le problème des vieux, qui rêvaient que leur pays redevienne celui qu'il était quand ils avaient vingt ans, comme si ça pouvait les leur rendre." p.136
"En dépit de tout ce que je pouvais en dire ou écrire, je n'étais plus d'ici. Et puisqu'il semblait acquis que je ne serais jamais non plus d'ailleurs, j'étais désormais condamné à errer au milieu de nulle part." p. 168
Un livre qui restera quelque part dans ma tête.

J'ai aussi Falaises d'Adam qui traîne quelque part... Il faudrait que je m'y remette... Mais pour l'heure, je suis sur un petit thriller dont je vous reparlerais tantôt !


Bonne lecture à tous !

[crédit photo : Benches, de Dynamosquito, via Flickr.com]

samedi 1 juin 2013

Et puis Paulette... de Barbara Constantine

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l'inviter à la ferme. l'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas... il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux... Et puis, Paulette...
[Résumé Editeur, chez le Livre de Poche, impr. 2013, isbn : 978.2.253.16863.8]
Jusqu'à tout à l'heure, je pensais que c'était la première fois que je lisais Barbara Constantine, et en fait non. J'avais déjà lu Tom, tout petit Tom, tout petit homme, Tom, et j'en garde un joli souvenir ! L'histoire de Paulette, ça fait un moment que je la guette... Cette couverture mauve m'a bien souvent attirée pendant mes promenades dans les rayons de mes libraires préférés, sans pour autant jamais me pousser vraiment à sauter le pas. Et puis par la force des choses, le voici entre mes mains !

Alors bon, j'ai bien aimé, oui. Le style de Constantine, très "oralisé", franc et direct. Je regrette néanmoins un côté un peu lisse, comme si le lecteur ne pouvait jamais entrer tout à fait dans cette ferme, au milieu de ces drôles de colocataires. Et puis le thème, ces gens qui se retrouvent sous le même toit un peu par hasard, le prénom Paulette, la façon dont c'est écrit... Je n'ai fait que penser à Ensemble, c'est tout de Gavalda.
Donc, ça donnait un petit goût de réchauffé à tout ça, pour moi !

Voici le début :
"Le ventre bien calé contre le volant et le nez sur le pare-brise, Ferdinand se concentre sur sa conduite. L'aiguille du compteur collée sur le cinquante. Vitesse idéale. Non seulement il économise de l'essence, mais ça lui laisse le temps de regarder défiler le paysage, d'admirer le panorama. Et surtout, de s'arrêter à la moindre alerte, sans risquer l'accident.
Justement, un chien court, là, devant lui. réflexe. il écrase la pédale de frein. Crissement de pneus. Le gravier vole. Les amortisseurs couinent. La voiture tangue et finit par s'immobiliser au milieu de la route."
Maintenant, il faut que je me trouve autre chose...
En ce moment, la lecture, ce n'est pas la joie... Si j'arrive à lire cinq minutes chaque soir, c'est déjà un exploit !!! j'espère vite mettre la main sur un nouveau livre que je ne pourrais pas lâcher !

Crédit photo : Vielles fermes - old farms (Champagne, France), de Stéphane Mignon (Flikkesteph), via Flickr.com

dimanche 28 avril 2013

Un brillant avenir de Catherine Cusset

"En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif. Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceauşescu et émigrer aux Etats-Unis.
Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, ving ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de son fils à qui elle a tout sacrifé, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ?
Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante. Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour."
Prix Goncourt des Lycéens 2008.
[Résume éditeur, chez Folio, n°5023, impr. 2010, isbn : 978.2.07.040258.8]
Je le disais dans le dernier post, j'appréhendais le passage à un nouveau livre... Les trois derniers ayant été très bien, je craignais de trouver un ouvrage qui me ferait retomber dans cette sorte de léthargie littéraire dont j'ai du mal encore à sortir.

J'ai donc décidé pour choisir mon livre suivant, de faire confiance à LibraryThing. En allant sur la page représentant ma PAL, j'ai sélectionné quelques bouquins, dont celui de Catherine Cusset, et ai demandé à LT s'ils allaient me plaire ou non, grâce à leur baromètre (j'adore cet outil !).

Et comme vous pouvez le constater, pour Cusset, c'est sans appel ! C'est un livre que j'ai eu un peu moins d'un an plus tôt, je ne m'en rappelle plus...
Je l'attrape donc dans ma biblio, lis la quatrième... Hmm, l'histoire politique roumaine me fait un peu freiner, j'aurais préféré du plus léger ! Je l'ouvre, et je découvre que c'est écrit bien petit (on dirait un mémé ! :D)... Mais bon, LT l'a dit, on va bien voir.

Et j'ai vraiment bien aimé !
Le style de Cusset est plutôt direct, même s'il y a ces petites allusions qui m'agacent toujours à propos des héroïnes de romans, qui sont PARFAITES... Exemples, avec la scène du bal :
"Elle accepta avec reconnaissance. C'était une valse. Il la menait doucement, avec une certaine hésitation au début, comme s'il avait peur d'aller trop vite. Mais dès qu'il se fut rendu compte qu'elle était une danseuse chevronnée [...]" blablabla... p.102
"Encore un tango argentin, qui fut suivi d'un autre. Il semblait impressionné par la précision de ses pas. Sa petite taille n'empêchait pas Elena de se tenir très droite, la tête haute, la posture d'une danseuse de tango, le sourire aux lèvres. Elle dansait mieux que lui, mais ça n'avait pas d'importance." p.103
Typiquement le genre d'allusions qui me gonflent... Qu'est-ce que ça ferait à l'histoire, si elle lui avait un peu marché sur les pieds pendant son tango, comme tout le monde ? Franchement ? Bref ! C'est du chipotage, je l'avoue, mais on se croirait dans du Danielle Steel...

Pour le reste, c'est vraiment bien mené, comme la valse ! Le côté politique est là, bien sûr, mais il n'est pas lourd. Les chapitres s’enchaînent à un bon rythme, ni trop courts ni trop longs, même si certaines pages manquent d'aération dans le texte à mon goût. Il y a de nombreuses ellipses dans les mêmes paragraphes, c'est un brin déroutant. Du détail, toujours.
Donc malgré ma réticence du fait que ces 370 pages aient été écrites en petites typo, j'ai dévoré cette histoire en six petits jours. 

En voici le premier paragraphe :
"Chapitre 1 - 2003 - Juste le silence : Alors qu'Helen déplie le matelas gonflable, elle entend Jacob tirer la chasse et ouvrir la porte de la salle de bains. Elle lève les yeux et voit son mari dans son pyjama gris à rayures blanches qui la dévisage, debout à l'entrée du salon. Elle en est agacée. Non parce qu'il ne propose pas son aide -ce n'est pas difficile de gonfler le matelas, et Jacob est devenu si maladroit qu'il vaut mieux se débrouiller sans lui- mais parce qu'il ne pose pas la question qui le tracasse de toute évidence : pourquoi sa femme couche-t-elle dans le salon ? Elle décide de garder le silence. Il peut encore articuler trois mots."
Les chapitres ne sont pas dans l'ordre chronologique de l'histoire. J'avais lu que cela avait dérangé certains lecteurs. Personnellement, j'ai bien aimé. Recoller dans sa tête les morceaux de leur vie, de leur fuite, de leurs réussites et de leurs échecs, ça apportait une certaine originalité. Jusqu'au dernier chapitre, qui ne m'a pas semblé coller. Quel drôle de choix pour la fin ! Et quel dommage de finir sur cette dernière note mitigée...

Ce que je retiens de ce livre, c'est cette vision du temps qui passe, les conflits générationnels. Des corps qui se dégradent, des espoirs qu'un mère place dans son enfant avant de comprendre qu'il ne lui appartient pas malgré l'éducation différente qu'elle a reçu. De la maladie qui plane, et de l'importance de la famille surtout, celle que l'on s'invente mais aussi celle qui nous adopte !

Maintenant...
J'attends avec impatience de voir si ce soir, je récupérerais ou non les fameuses cinquante nuances de Machin-Truc. Il est grand temps que je me fasse mon avis sur la question !


Crédit photo : Maria's World Map, by mrsdkrebs,via flickr.com

samedi 20 avril 2013

Le Confident, d'Hélène Grémillon

"Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance referme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.
Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues."
[Résume éditeur, chez Folio, n°5374, impr. 2013, isbn : 978.2.07.044509.7]

Voici un petit bijou bien vite lu, quatre petits jours auront suffit pour venir à bout de ses 310 pages.
Le style d'Hélène Grémillon est tout ce que j'aime, elle n'écrit pas, elle nous parle. D'ailleurs, le début m'a un petit peu perturbée car justement, il n'y en a pas vraiment : on entre directement dans l'histoire, pas de détours, pas d'explications. Mais c'est bien vite oublié !

Ce roman a plusieurs narrateurs, que l'on reconnait à la typographie. Entre autres, il y a Camille, dont la vie bascule : sa mère vient de mourir et elle attend elle-même un enfant auquel elle ne rêvait plus. Il y a Louis, qui lui raconte son enfance, son amour avec Annie pendant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, par le biais de lettres tout aussi directes et franches. Ces deux tranches de vie vont finir par se mêler l'une à l'autre.
Bien que l'on puisse facilement deviner où l'auteur veut nous mener... On ne voit pas venir la fin (fin toute aussi abrupte que le début, mais après ces quelques centaines de pages, on s'y est fait), un joli coup de maître !
Le premier paragraphe :
"Un jour, j'ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée. C'était un événement  car dans ma vie je n'ai jamais reçu beaucoup de courrier. Ma boîte aux lettres se bornant à m'annoncer que la-mer-est-chaude ou que la-neige-est-bonne, je ne l'ouvrais pas souvent. Une fois par semaine, deux fois les semaines sombres, où j'attendais d'elles, comme du téléphone, comme de mes trajets dans le métro, comme de fermer les yeux jusqu'à dix puis de les rouvrir, qu'elles bouleversent ma vie.
Et puis ma mère est morte. Alors là, j'ai été comblée, pour bouleverser une vie, la mort d'une mère, on peut difficilement mieux faire."
Une petite phrase qui m'a plu :
"Les confidences sont une marque d'amour ou d'amitié à manier avec dextérité." p. 182
Hélène Grémillon va rester dans ma liste d'auteurs à suivre !

Hélène Grémillon présente "Le confident". par blogsdeplon
Et maintenant ? Je suis bien embêtée... Je n'ai rien à lire sous la main !! Après toutes ces chouettes lectures (3 livres à ★ à la suite, ça ne présage rien de bon, non ?), je crains de retomber dans quelques lectures que je laisserais tomber trop vite... A suivre, donc !

Crédit photo : Iasi old photos de Adrian Serghie sur flickr.com

jeudi 23 août 2012

Cet été-là de Véronique Olmi

"Coutainville, un week-end du 14 juillet. Trois couples d'amis se retrouvent. C'est un rite immuable et léger. Une paranthèse joyeuse. Cet été-là, pourtant, un adolescent s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures... Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses -mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis-, un roman sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes de la jeunesse"[résumé éditeur, chez Livre de Poche, impr. 2012, isbn : 978.2.253.16213.1]

Deuxième rencontre avec Véronique Olmi, après Bord de mer. J'étais assez pressée de la retrouver, qui plus est dans un peu le même contexte : la mer/l'océan, une sorte de fuite en avant en groupe...
L'écriture de Véronique Olmi se lit toujours aussi facilement, je n'ai pas été déçue. Malgré tout, j'ai trouvé quelques petites longueurs : à force de rentrer dans les sentiments de ses protagonistes, ils ont fini -tous- par me paraître un peu antipathiques... J'imaginais cette bande de parisiens débarquer en Normandie, se croire chez eux sous prétexte qu'ils y vont 3 jours/an depuis 16 ans... On se retrouve tellement dans leurs têtes qu'ils en finissent par paraître égoïstes.
Une trame qui se déroule sur 3 jours, c'est court, alors forcément la fin tombe aussi un peu comme un couperet.


Voici néanmoins quelques citations qui donnent une idée :

"Elle avait 40 ans et ne s'en plaignait pas, sachant combien dans dix ans, dans vingt ans, elle regretterait cet âge, et c'est peut-être ce qui plaisait aux hommes, cette façon désinvolte qu'elle avait de porter ses 40 ans." p. 15
"Non. Je pense qu'ils ont fui au contraire, du plus vite qu'ils pouvaient, ils respirent sûrement en haut d'un arbre, ou dans une ville pleine de musique." p. 21
"Elle était née dans cette fourmilière dont l'agitation ne cessait jamais, le jour se levait quelque part dès que la nuit arrivait ailleurs et c'était comme des départs de feu, cela s'embrasait continuellement et rien ne pouvait empêcher le mouvement, sept milliard d'êtres humains vieillissaient en même temps." p. 65


lundi 28 mai 2012

Bord de mer de Véronique Olmi



Petit livre dérangeant, Bord de Mer est le premier ouvrage de Véronique Olmi qui me tombe entre les mains.

L'éditeur écrit : "Dans une langue âpre, empreinte de poésie, de tendresse et de révolte, Véronique Olmi compose une histoire simple et bouleversante. Car ce roman est un véritable cri - dérangeant, terrifiant, déchirant"... et je ne saurais mieux dire !
Pourquoi cette mère emmène-t-elle ses deux jeunes fils loin de chez eux, au milieu de la nuit ?Qu'est-ce qui la pousse, la folie ? Que cherche-t-elle à accomplir ?
L'écriture est dense, sans pause ou presque. Le débit est rapide, alors que le temps semble s'arrêter. Il est difficile de ne pas se laisser entraîner.

dimanche 20 mai 2012

A l'abri de rien d'Oliver Adam


 

C'est avec ce livre d'Olivier Adam que j'inaugure ici cet espace dédié à mes lectures. Pour le moment, je vais surtout coller les critiques que j'ai déjà publiée sur Librarything, histoire d'avoir un peu de contenu... Mais elles sont courtes, et peu abouties. Les posts qui suivent cet article ont été ajoutés rétrospectivement.


Rentrons dans le vif du sujet :

Il n'y a pas à tortiller, Adam est un des grands auteurs contemporains... Chaque livre lu de lui, nous fendille un peu plus. Ce n'est pas juste de la lecture, c'est une lutte entre l'auteur et son lecteur, et les images qui transvasent de l'un à l'autre.

Le rythme implacable et froid de A l'abri de rien m'a retourné tant et si bien que j'avais du mal à lire cette histoire de femme qui laisse tout de sa vie pour venir en aide aux réfugiés laissés pour compte, jusqu'à se faire happer par leur misère et leur combat. J'ai commencé d'autres livres en même temps, mais ils n'avaient plus de saveur, mes yeux se tournaient sans arrêt vers cette femme de dos, sur la couverture. Il fallait le finir avant de pouvoir passer à autre chose.

Et maintenant que c'est fait, je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir lire à la suite... Peut-être me faudra-t-il trouver un autre Adam.

samedi 28 avril 2012

La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay


La Mémoire des murs de Tatiana de Rosnay est un petit livre racontant le parcours d'une femme seule, sombrant peu à peu dans la folie après qu'elle emménagesuite à la séparation d'avec son conjoint, dans un appartement ayant abrité un crime. Un crime absolument atroce, du genre qui hante les mémoires, qui laisse forcément des traces invisibles dans l'âme.
L'histoire est bien ficelée, monte doucement au créneau... et coupe trop brutalement à mon goût. J'aurais aimé en lire plus... en même temps, est-ce que ce n'est pas justement ça qui en fait un bon livre ?

vendredi 20 avril 2012

Le Voisin de Tatiana de Rosnay


Sans être emballant comme ont pu l'être d'autres romans de Tatiana de Rosnay, Le voisin reste une lecture rafraîchissante... 

Le lecteur plonge dans cet univers proche de son quotidien ou tout du moins, une réalité qui lui est facile à imaginer (une vie dans une grande ville, avec mari travaillant beaucoup, des enfants assez grands, l'image d'une femme diminuée par ses complexes) et se demande comment la si sage héroïne... Que dis-je ! La si plate Colombe, va se retrouver dans la situation mise en "teaser" avant le premier chapitre... 

Mais une fois de plus... Je trouve la fin trop abrupte ! Le scénario qui montait tout en puissance petit à petit, explose d'un coup... Pour retomber comme un soufflet dans les dernières pages.

samedi 4 février 2012

L'appel de l'ange de Guillaume Musso


Sitôt lu ... Et aussitôt oublié! 
Dommage que Musso ne sache toujours pas faire un livre... Qui reste!

Bon, on ne va pas cracher dans la soupe quand même, personne ne m'a forcé à le lire, bien que je ne l'aurai pas acheté de moi-même... C'est divertissant... Un poil trop rocambolesque pour être crédible, mais en même temps, je ne crois pas que ce soit quelque chose dont veuille se targuer l'auteur.

jeudi 11 août 2011

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel


Un petit livre qui m'a bluffé. Je ne l'avais absolument pas vu venir. J'ai vécu la scène finale au ralenti, comme si j'y étais.
Est-ce possible d'être si bouleversant en si peu de pages ? 

Un vieil homme quitte son pays d'Asie natale en qualité de réfugié. Il n'a pu ramener avec lui que la fille de son fils, ce dernier et son épouse ont été retrouvé morts lors d'une attaque. Ce vieil homme, qui ne parle pas la langue du pays qui l'accueille, va se lier d'amitié avec un autre homme qu'il rencontrera sur un banc public.

Un conte.

lundi 1 août 2011

Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo



Le soleil des mourants, je l'ai d'abord lu à reculons... Pas facile de mettre les pieds dans ce monde-là... Nous savons tous, que ces personnes, ces gens à la rue, ces gens dans le besoin, avant avaient une vie comme la nôtre, et des rêves. On le sait, mais on préfère sans doute ne voir d'eux que ce qu'ils sont aujourd'hui.
La couverture non plus ne m'avait pas accroché. Combinée avec le titre, j'imaginais plutôt une histoire se passant au moyen-orient, ces grandes ombres noires pouvant alors s’apparenter à des femmes voilées. je n'ai rien contre cette littérature-là, mais du coup, je ne retrouvais pas l'image de la 4ème de couverture, et c'en était troublant. un détail, certes.
Au final, j'ai bien accroché aux mots d'Izzo, qui m'ont fait voir la réalité. 

lundi 28 mars 2011

L'éducation d'une fée de Didier van Cauwelaert



Après quelques échecs de lecture (notamment la demi-pensionnaire !) de Van Cauwelaert, j'avais un peu renoncé... Mais c'est une autre fée qui a fait en sorte que ce livre arrive entre mes mains. Je me suis prise au jeu de cette lecture surprise, et en quatre petits jours l'affaire était bouclée !
J'ai tout aimé, des personnages et des décors, de leurs relations les uns aux autres, de la description de leurs sentiments. Des petites piques politiques de l'auteur, sur l'intégrisme, sur l'allaitement, discrètes et qui font leur chemin ensuite.
Ré-ouvrirais-je la Demi-pensionnaire

jeudi 24 mars 2011

Des vents contraires d'Olivier Adam



Ma première rencontre avec Olivier Adam, en tous cas au niveau de la littérature...
Et je ne suis pas déçue ! Cette histoire restera là, quelque part. J'ai beaucoup aimé être aux côtés de ce héros cassé, et bourré de défauts. J'ai aimé sa vision de la ville de son enfance, celle qu'il retrouve comme un endroit où tout recommencer, en y déposant ses bagages si lourds.
Maintenant, je suis curieuse de rencontrer les autres héros d'Adam.

dimanche 2 janvier 2011

Sois un homme, Papa de Janine Boissard


Je ne connaissais pas Janine Boissard, et je découvre un auteur au style familial convaincant. J'ai beaucoup aimé cette histoire qu'elle nous raconte... Ses personnages, qui pourraient être des cousins lointains. Sa façon de traiter de la lâcheté humaine m'a touchée. Je garde ce nom dans un coin de ma tête !

dimanche 14 novembre 2010

D'espoir et de promesse de Françoise Bourdin



Même pour quelqu'un qui apprécie les Françoise Bourdin en général (et oui, moi les sombres secrets de famille cachés au fond d'un grenier de génération en génération, ça me botte...), ce dernier opus reste à mon sens d'une platitude !! Et puis alors, qu'est ce que ça se répète au fil des chapitres... Qu'est-ce qui est arrivé à Augustin, déjà ? Comment l'oublierais-je, c'est décrit tous les trois chapitres (ça, c'est mon côté marseillais, ok).
Bref, c'était une lecture bien gentille, mais c'est tout !

jeudi 21 octobre 2010

L'horizon de Patrick Modiano



Je n'avais jamais lu Modiano, et si j'en crois les autres critiques que j'ai pu lire ici ou là, peut-être que je ne le relirais jamais...
D'autres ont adoré ce qu'ils décrivent comme les "thèmes habituels de l'auteur"... Pour ma part, je n'adhère pas... Un roman sur des gens qui se croisent, ok... Une petite pointe de mystère : qui sont ces autres dont ils ont peur, et pourquoi en ont-ils si peur justement ? Cette frousse justifiait-elle tant de fuite ? Bon, admettons, ok...
Mais moi lectrice, je n'apprécie pas de ne faire que croiser ces personnages... Qu'est-ce qu'ils veulent, qu'est-ce qu'ils vivent ? Ce peut être un bon point de vouloir faire tourner l'imagination du lecteur, mais là, il reste beaucoup trop de pages à écrire à mon goût...
Pas assez de substance.