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vendredi 8 mars 2013

Le Chinois de Henning Mankell

Une tache écarlate sur la neige. Plus loin, une jambe... En tout, dix-neuf personnes massacrées à l'arme blanche à Hesjövallen. Selon les médias, un psychopathe a frappé. Pour la juge Birgitta Roslin, tout est trop bien organisé. Sa seule piste: un ruban rouge chinois. Indice qui la mène jusqu'à Pékin, dans les familles des émigrés du siècle dernier. Les humiliés auraient-ils pris leur revanche ?
[résumé Amazon, isbn : 978-2757832110]
Non, ce blog n'est pas mort ! Je n'ai pas renoncé à l'idée de venir déblatérer dans le vide intersidéral du bab-el-oueb à propos de mes lectures...

Le soucis, c'est qu'en ce moment, ces dernières sont quasiment inexistantes... Je m'impressionne moi-même ! 

Aujourd'hui, je viens vous causer de ce Mankell, là, mais sachez que je ne l'ai pas fini... et pour cause, ça fait deux semaines que je le cherche, sans mettre la main dessus... En attendant, je n'ai pas ouvert d'autres livres, et lui ne réapparaît pas... Je n'ai pas la tête à ça, tout simplement je crois... 


Mais bon, parlons du Chinois, d'abord !
Ce livre, c'est une libraire qui me l'a conseillé... Elle avait des étoiles dans les yeux en en parlant, carrément, une vraie fan. J'ai appris par hasard que deux jours avant, elle avait essayé de le vendre à une bonne amie à moi, avec la même verve. Elle n'avait pas été convaincue, moi, oui ! Et pour cause, j'adore Mankell, notamment depuis les Chaussures italiennes () qui reste un de mes livres-phares. Bon, il m'a déjà déçue aussi, comme avec le Cerveau de Kennedy (). Mais comme j'apprécie aussi ses enquêtes policières avec Wallander dont je n'ai jamais eu l'occasion de parler ici apparemment, je me suis laissée tenter.


Je lui colle une étiquette avec trois étoiles, mais je ne suis pas plus enchantée que ça. J'ai aimé l'intrigue, ce village entier ou presque qui se fait assassiner, l'enquête qui en découle. Le personnage de la juge, qui se retrouve mêlée à tout ça. Mais voilà, Mankell nous embarque une fois de plus dans ses idées politiques, avec des allers-retours entre la Chine, les USA et la Suède, entre le passé et le présent. D'un côté ce village, de l'autre des immigrants chinois d'il y a un siècle, de l'autre une juge qui se rêvait communiste trente ans auparavant. Et l'enquête se retrouve au second plan et ça m'agace !

A priori (je dis ça comme ça, puisque je ne l'ai pas fini !), on comprend assez rapidement quand même qui est derrière tous ces meurtres, même si au point où j'en étais, les raisons restaient encore un brin obscures. Mais je n'ai plus envie d'en savoir plus.

Je ne renie pas Mankell pour autant, je me suis promis un jour, de recommencer les Wallander du début, histoire de pouvoir suivre l'évolution du héros au fil des romans. Un jour peut-être...

En attendant, j'ouvre des livres, et je les referme... 

Il y a longtemps que j'ai laissé tomber un Oiseau blanc dans le blizzard, au profit des Revenants, autre livre de Kasischke abandonné dès le deuxième chapitre (mais je pense que j'y reviendrais, ce n'était juste pas le moment !)...

Pour l'instant, je m'accroche à Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard... Auteur dont j'avais énormément apprécié le livre Par un matin d'automne (★★★★☆) ! Je suis à la page 41, et je vous jure que ça se fête !

D'ailleurs, il est plus que temps que j'aille bouquiner...
Bonne nuit et lecture à tous.

[crédit photo : Lanterns, de caitriana sur Flickr]

mardi 31 juillet 2012

L'Heure trouble de Johan Theorin

★★★★☆ 

"A l'heure trouble, entre chien et loup, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d'une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l'affaire ? et pourquoi toutes les pistes conduisent-elles à un criminel mort depuis longtemps ?
Dans une oppressante atmosphère de huis clos, une histoire de deuil, d'oubli et de pardon, hantée par les ombres du passé.

Numéro un des ventes en suède, déjà traduit dans une dizaine de pays, ce suspense complexe et envoûtant a été élu meilleur roman policier suédois 2007 par la Swedish Academy of Crime."[résumé éditeur, coll. Thriller, chez Livre de Poche n°32118, impr. 2012, isbn : 978.2.253.15845.5]


Nous voici de retour sur l'île d'Öland, mais au début de l'automne.Même si les livres se lisent séparement, celui-ci se place chronologiquement avant l'Echo des morts qui lui a lieu au fin fond de l'hiver suédois. Apparemment, Johan Theorin nous fait un roman par saison, un peu comme son compatriote Mons Kallentoft.
L'héroïne est une femme très abîmée par une histoire tragique : Julia Davidsson, deuxième fille de Gerlof Davidsson a perdu son jeune fils de 6 ans vingt ans plus tôt, dans des circonstances indéterminées. en profonde dépression, à la limite de l'alcoolisme, elle se laisse mourir à petit feu, incapable de surmonter cette perte. Son vieux père Gerlof, resté en maison de retraite sur son île d'Öland natale, l'appelle et la fait revenir sur les lieux suite à la mystérieuse réception d'un nouvel indice : une sandale.
Cette affaire, a toujours suscité les conversations sur l'île, entre les vieux habitants permanents... Tout comme auparavant le faisaient les vieilles histoires de fantômes racontées par leur aînés, au moment de l'heure trouble, quand il ne fait pas tout à fait nuit, mais plus tout à fait jour. Gerlof a des pistes, et donne ainsi une nouvelle raison de vivre à Julia. Celle-ci sort plus forte au fil des pages, prête à entrevoir la vérité.
En parallèle, l'auteur nous fait suivre le parcours de Nils Kant, garçon colérique et perturbé, trop couvé par sa mère... Accusé d'avoir tué plusieurs personnes dans sa jeunesse, il fuit vers l'Amérique du Sud, et ne reviendra sur Öland que dans un cercueil des décennies plus tard, dix ans avant la disparition du petit Jens Davidsson. Pourtant, plusieurs insulaires ne sont pas convaincus de sa mort, et Gerlof le soupçonne d'être mêlé à la disparition de son petit-fils.
En lisant la jeunesse de Nils Kant, sa fuite, sa mélancolie de son île, il est difficile de ne pas s'attacher au caractère très humain de ce mauvais garçon...

Au fond, qui est vraiment coupable ?
"Seuls les morts connaissent la paix, dit Ljunger d'une voix calme. La mort est rude, mais généreuse, alors chante, ohé... c'est de Dan Andersson, si tu ne savais pas." p. 493

samedi 14 juillet 2012

L'Echo des morts de Johan Theorin



"Comme dans L'heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, Johan Theorin nous emmène dans l'île d'Öland à l'atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s'y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s'enfonce dans la dépression. Alors que d'inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l'enquête est vite convaincue que cette mort n'est pas accidentelle...Portée par l'écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s'entrecroisent dans une climat troublant, aux limites du fantastique."[résumé éditeur, coll. Thriller, chez Livre de Poche, impr. 2012, isbn : 978.2.253.16638.2]



Je suis de plus en plus accro aux "polars polaires"... Est-ce l'écriture scandinave qui me fait cet effet ? Où les descriptions de ces paysages glaciaux ? Ou la combinaison des deux ? Aucune idée... L'Echo des morts était ma première rencontre avec Johan Theorin... A peine fini, je suis allée reluquer pour pouvoir obtenir L'heure trouble, dont le résumé me fait piaffer d'impatience...
Ici, l'action se passe donc sur une île suédoise, Öland, qui se trouve à l'est de Stockholm. Une île, reliée au continent par un seul pont au niveau de la ville de Kalmar. Et l'intrigue en elle-même se passe surtout dans la partie nord de l'île, dans un lieu-dit inventé par l'auteur : Åludden. Une grande maison en bois rouge où vivaient les gardiens ainsi que leur familles, des deux phares jumeaux qui guident les bateaux à la pointe de l'île... un endroit hanté par les tourmentes hivernales, tempêtes qui ont pris la vie de dizaines d'habitants au fil des ans.
J'ai un peu fait ma curieuse, et suis allée me promener sur googlemaps... Avec streetview, vous pouvez vous promener dans les rues de Kalmar, et même découvrir le nord de l'île d'Öland.... Avec des maisons en bois rouge et un phare ! Il y a même l'épave de bateau décrite par l'auteur... On s'y croirait !

Johan Theorin est doué pour faire passer l'ambiance de cet environnement où se situent tous ses romans :
"Descendre au bord de l'eau à la pointe d'Åludden donnait l'impression d'être arrivé au bout du monde, au terme d'un long voyage, loin des autres hommes. [...] Le Nord-Est d'Öland semblait n'être qu'un ciel immense écrasant une mince bande de terre brune." (p. 31)
L'histoire est très bien menée par l'auteur, sans temps mort, alors que nous nous retrouvons en même temps plongé dans une sorte de chape de glace où tout semblerait ralentir dans l'attente de cette fameuse première tourmente. Il y a des rebondissements qu'un lecteur-lambda tel que moi ne voit pas venir (et ça, c'est bon !)... et au final, cette histoire de noyade... Est-ce vraiment la plus importante ?
La maison d'Åludden est un personnage à part entière, avec un passé trouble, entourée de légendes plus ou moins fantasques... vécues par les différentes générations d'habitants.Je ne suis pas fan des planches Ouija, mais... je serais curieuse d'aller passer des vacances là-bas !
Maintenant... J'attends Theorin au tournant...!
Crédit photos sur Panoramio :Wrak statku z XVIII wieku (Olandia - Szwecja) par valle4610
Long Erik par cundafoto
Et trouvé sur internet, une vidéo où l'auteur parle des paysages qui lui ont inspiré son livre... Dommage qu'elle ne soit pas traduite !

vendredi 7 octobre 2011

Les chaussures italiennes de Henning mankell

Plus les pages défilaient, et plus je m'accrochais à cette histoire... qui commençait pourtant assez lentement... du blanc, du plat, une vie morne. Finalement, c'est un véritable récit de seconde chance tout à fait bouleversant. Un évènement inattendu va venir perturber l'existence monacale que Fredrik Welin mène sur l'île gelée léguée par ses grands-parents. Va s'ensuivre un petit périple en guise de pèlerinage... et des nouvelles rencontres qui changeront l'univers du héros pour toujours.

Henning Mankell est en train de devenir l'un de mes auteurs chouchous !

vendredi 19 août 2011

Hiver de Mons Kallentoft



Première rencontre avec l'équipe de police de Linköping qui m'aura apporté une nouvelle facette d'un roman policier...

J'ai apprécié la vision des choses de la commissaire Fros.

Je reste donc curieuse de savoir ce que vont nous réserver les autres saisons... Le style de Kallentoft n'est en rien semblable à ceux d'autres auteurs de polars, tant il se place au niveau de la victime. Celle-ci (ou ceux-ci) ont constamment la parole, voire un rôle à jouer.

jeudi 7 avril 2011

Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti



Je me souviens avoir repéré ce livre assez vite dans le rayon des librairies, et l'avoir mis dans ma wish-list en attendant des jours meilleurs... Une histoire de bibliothécaire, ça ne pouvait que me plaire ! Un jour, j'ai craqué, et je me le suis offert.

J'en attendais beaucoup, et ai été donc, forcément un peu déçue... Benny et la Crevette m'ont paru bien plats, finalement... Ca m'a fait passer le temps, mais sans plus ! je ne sais même pas quoi en dire de plus...!!!

Katarina Mazetti ayant l'air de devenir une auteur à suivre, je me relaisserai tenter par un de ses textes. Pour voir.

lundi 11 octobre 2010

le cerveau de Kennedy de Henning Mankell



Un roman qui part dans tous les sens... 

Que ce soit géographiquement : Suède, Australie, Afrique... ou pour les sujets qu'il semble aborder : le cerveau de kennedy, le sida, une affaire de meurtre ou de suicide...
Un personnage principal paumé et apeuré : ce pourrait être une faiblesse de l'histoire, mais c'est en fait une force. La fragilité de cette mère qui a perdu son fils nous fait écho.
Et puis vient LE sujet du livre, un peu trop tard... D'un coup, on se retrouve happé dans l'horreur. Ça dure un temps, et puis... bah finalement, il n'y a rien d'autre à faire, ou à dire. Alors le mot "fin" arrive bien trop vite !

Dommage.