jeudi 21 mars 2013

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

 Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu'à devenir accros. Jusqu'à ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre. Sans se rencontrer pour autant...Savoureuse et captivante, cette comédie de moeurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.
[Résume éditeur, chez Livre de poche, n°32132, impr. 2012, isbn : 978.2.253.15730.4]
Aujourd'hui, je vous propose un petit intermède allemand...
Ce livre, beaucoup en ont parlé... je suis passée devant plusieurs fois, mais alors, il ne me tentait pas... L'autre jour, j'ai lu une critique dans la revue PAGES des libraires et je me suis dit "allez, la prochaine fois que je retombe dessus, je re-regarde". Et c'est arrivé il y a trois jours, entre midi et deux. Je le prends, la couverture me laisse toujours aussi froide. Mais bon, je le prends quand même !
Je ressors de la librairie et j'ai encore un peu de temps devant moi, avant d'aller bosser... Alors je me dis "j'ai qu'à voir un peu ce que ça donne" !
J'ai ri et souris dès les premières pages. Ce livre, assez fin puisque "seulement" 348 pages, je l'ai lu en deux petits jours. Comme ce sont des mails, les paragraphes et chapitres sont très courts, mais le ton lui, est toujours là ! Daniel Glattauer que je découvre, a le sens de la bonne phrase (en tout cas, on peut aussi saluer sa traductrice, Anne-Sophie Anglaret !).
Bien sûr, le thème me touche particulièrement, faisant partie de ces gens qui communiquent virtuellement avec de parfaits étrangers, les laissent entrer dans une espèce de sphère semi-privée jusqu'au jour où... ce ne soit plus possible et qu'il faille faire un choix.

Quelques extraits notés ici et là, pour se faire une idée du style :
"Mais à part cela ? Rien. Il n'y a personne autour de nous. nous n'habitons nulle part. nous sommes sans âge. Nous sommes sans visage. Nous ne faisons pas la différence entre le jour et la nuit. Nous vivons hors du temps. Nous sommes retranchés derrière nos écrans, et nous avons un passe-temps commun : nous nous intéressons à un parfait inconnu." p. 29
"Cela confirmerait que nous sommes chacun la voix de l'imagination de l'autre. N'est-ce pas assez beau et précieux pour en rester là ?" p. 122
"On ne peut pas reproduire le bon vieux temps. Comme son nom l'indique, ce temps est vieux. Le nouveau temps ne peut jamais être comme le bon vieux temps. S'il essaie, il semble aussi défraîchi et usé que celui qu'il souhaite voir revenir. Il ne faut pas regretter le bon vieux temps, sous peine de devenir soi-même vieux et amer." p. 264

Bo, je retourne à mon Robert Goddard :D

(crédit photo : 19:37 != 22:56 de psd, via Flickr.com

vendredi 8 mars 2013

Le Chinois de Henning Mankell

Une tache écarlate sur la neige. Plus loin, une jambe... En tout, dix-neuf personnes massacrées à l'arme blanche à Hesjövallen. Selon les médias, un psychopathe a frappé. Pour la juge Birgitta Roslin, tout est trop bien organisé. Sa seule piste: un ruban rouge chinois. Indice qui la mène jusqu'à Pékin, dans les familles des émigrés du siècle dernier. Les humiliés auraient-ils pris leur revanche ?
[résumé Amazon, isbn : 978-2757832110]
Non, ce blog n'est pas mort ! Je n'ai pas renoncé à l'idée de venir déblatérer dans le vide intersidéral du bab-el-oueb à propos de mes lectures...

Le soucis, c'est qu'en ce moment, ces dernières sont quasiment inexistantes... Je m'impressionne moi-même ! 

Aujourd'hui, je viens vous causer de ce Mankell, là, mais sachez que je ne l'ai pas fini... et pour cause, ça fait deux semaines que je le cherche, sans mettre la main dessus... En attendant, je n'ai pas ouvert d'autres livres, et lui ne réapparaît pas... Je n'ai pas la tête à ça, tout simplement je crois... 


Mais bon, parlons du Chinois, d'abord !
Ce livre, c'est une libraire qui me l'a conseillé... Elle avait des étoiles dans les yeux en en parlant, carrément, une vraie fan. J'ai appris par hasard que deux jours avant, elle avait essayé de le vendre à une bonne amie à moi, avec la même verve. Elle n'avait pas été convaincue, moi, oui ! Et pour cause, j'adore Mankell, notamment depuis les Chaussures italiennes () qui reste un de mes livres-phares. Bon, il m'a déjà déçue aussi, comme avec le Cerveau de Kennedy (). Mais comme j'apprécie aussi ses enquêtes policières avec Wallander dont je n'ai jamais eu l'occasion de parler ici apparemment, je me suis laissée tenter.


Je lui colle une étiquette avec trois étoiles, mais je ne suis pas plus enchantée que ça. J'ai aimé l'intrigue, ce village entier ou presque qui se fait assassiner, l'enquête qui en découle. Le personnage de la juge, qui se retrouve mêlée à tout ça. Mais voilà, Mankell nous embarque une fois de plus dans ses idées politiques, avec des allers-retours entre la Chine, les USA et la Suède, entre le passé et le présent. D'un côté ce village, de l'autre des immigrants chinois d'il y a un siècle, de l'autre une juge qui se rêvait communiste trente ans auparavant. Et l'enquête se retrouve au second plan et ça m'agace !

A priori (je dis ça comme ça, puisque je ne l'ai pas fini !), on comprend assez rapidement quand même qui est derrière tous ces meurtres, même si au point où j'en étais, les raisons restaient encore un brin obscures. Mais je n'ai plus envie d'en savoir plus.

Je ne renie pas Mankell pour autant, je me suis promis un jour, de recommencer les Wallander du début, histoire de pouvoir suivre l'évolution du héros au fil des romans. Un jour peut-être...

En attendant, j'ouvre des livres, et je les referme... 

Il y a longtemps que j'ai laissé tomber un Oiseau blanc dans le blizzard, au profit des Revenants, autre livre de Kasischke abandonné dès le deuxième chapitre (mais je pense que j'y reviendrais, ce n'était juste pas le moment !)...

Pour l'instant, je m'accroche à Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard... Auteur dont j'avais énormément apprécié le livre Par un matin d'automne (★★★★☆) ! Je suis à la page 41, et je vous jure que ça se fête !

D'ailleurs, il est plus que temps que j'aille bouquiner...
Bonne nuit et lecture à tous.

[crédit photo : Lanterns, de caitriana sur Flickr]

dimanche 27 janvier 2013

Jusqu'à la folie de Jesse Kellerman


La nuit est tombée sur Manhattan. Jonah, étudiant en médecine, sauve une jeune femme en tuant son agresseur. La presse l'érige en héros national. Pourtant, le procureur s'interroge sur son geste. S'il est vrai qu'aucune mauvaise action ne demeure impunie, son châtiment ne que fait que commencer. Après avoir goûté à la gloire, Jonah va connaître l'enfer.
[Résume éditeur, chez J'ai lu, coll. Thriller n°9947, impr. 2012, isbn : 978.2.290.02969.5]

J'avais adoré Jesse Kellerman lors de notre première rencontre avec Les Visages. Vraiment, cela avait été une lecture qui avait montré un tournant, pour moi, dans le genre du thriller. J'avais donc vraiment hâte de retrouver cet auteur avec Jusqu'à la folie.
Cela s'est vu, j'ai disparu de ce blog pendant quelques longues semaines. Des évènements pas très cools m'ont tenue éloignée de la lecture (d'ailleurs, l'Oiseau blanc dans le blizzard n'a pas beaucoup avancé). Comme toujours, pour m'y remettre, j'ai recherché des livres prenants et accessibles. Et c'est Jusqu'à la folie qui a rempli ce rôle à merveille. Lu en quelques jours, c'est un nouveau page-turner que nous offre Kellerman.

Il y a toujours un rapport avec l'art et ses formes parfois très diverses et variées, mais j'ai apprécié le fait de changer d'univers et de plonger dans le quotidien d'un étudiant en médecine. Il y a de vraies incursions dans ces moments-là de sa vie, qui n'apportent rien à l'intrigue en elle-même mais qui nous permettent de cerner le personnage et qui ne sont pas désagréables à lire.

La tension monte au fil des pages. Seul petit bémol pour moi, le rythme... Ça monte, ça monte... Puis d'un seul coup on se retrouve à la page 428 (sur 442), et on sait que le dénouement sera forcément brutal, peut-être bâclé (ce que je déteste par dessus tout !)... Bon ici, l'épilogue fait office de, mais...Cela aurait pu gagner une demi-étoile supplémentaire !

Juste une petite citation pour la route :

Les gens aiment faire croire que les accidents sont des choix, et inversement. Vanter ses pieds pour les grands bonds en avant ; imputer ses genoux écorchés à une terre qui tourne trop vite. p.410

Maintenant, j'attends que Beau Parleur sorte en poche ! Sûr qu'entre Kellerman et moi, ce n'est pas fini !

Crédit photo : High Royds Psychiatric Hospital de ht/tp://underclassrising.net

lundi 3 décembre 2012

La maison d'à côté de Lisa Gardner


"Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille ? Mais de qui ? Après Sauver sa peau, une nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenant D.D. Warren. Vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon..."
[Résume éditeur, chez Livre de Poche n°32688, impr. 2012, isbn : 978.2.253.16715.0]

Ouuuuh, qu'elle est racoleuse, cette quatrième de couverture...! Elle m'a donné envie de faire une petite pause dans mon Laura Kasischke, qui est... J'suis pas dedans, quoi ! Difficile à lire en ce moment pour moi... Alors qu'un bon polar, ça n'a jamais fait de mal à personne, hein ? Bref !

Racoleuse, racoleuse... Je suis assez déçue... Je l'ai lu vite et bien, hein, j'ai bien tourné les pages, j'avais envie de savoir les tenants et les aboutissants...
"Un fait divers passionne les médias" : très franchement, je m'attendais à ce que la Presse tienne un rôle dans le scénario, mais à part faire les grues devant la maison de l'instit... Prrrrrt !
Quant à la dernière phrase, euuuh, j'irais pas jusque là ! Surtout pour l'histoire d'internet... Oui, l'informatique joue un petit rôle dans tout ça, mais l'auteur n'est pas allé assez loin à mon goût... Tout est resté très plat !
Au niveau des personnages, j'ai bien aimé le mari, Jason. La fliquette m'a un brin gavée, ce qui me fait dire que je ne plongerais pas dans d'autres opus de la blondinette. Je l'ai trouvée en retard, à côté de la plaque, vindicative, empressée...

Aucune phrase ne m'a fait "tilt"...
Alors que mon Laura Kasischke là, j'ai du mal à aligner 3 pages, mais chaque phrase est un délice... je pense que je vais encore un peu dévier pour quelque chose de plus léger... Il me semble avoir un Barclay qui traine dans un coin !

samedi 17 novembre 2012

L'île des Oubliés de Victoria Hislop


Saga familiale bouleversante et plaidoyer vibrant contre l'exclusion, L'Ile des oubliés a conquis le monde entier avec ses personnages inoubliables. Traduit dans vingt-cinq pays, vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte au large de la Crète, sur une île au passé troublant.
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, la colonie où l'on envoyait les lépreux... et où son arrière-grand-mère aurait péri.
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...
«Au-delà d'une odyssée familiale riche en émotions et en rebondissements, une véritable leçon de tolérance.» - The Times.
Résumé Amazon 
 Le voici, ce roman dont je parlais avec impatience ici. Finalement, j'ai pu le trouver bien facilement : ça aide de vivre au sein d'une grande famille de lectrices ayant peu ou prou les mêmes goûts !

J'ai été un brin déçu parce que le style est un peu gnan-gnan quand même... Vous voyez le genre, ces grandes sagas où les femmes sont fortes et font face au Destin implacable. Ces héroïnes sont lisses, trop parfaites. Là où je suis moins déçue, c'est que je l'ai bien lu puisque à la base, j'aime bien ce genre de romans qui se lisent sans effort intellectuel intense ! Mais quand je l'avais repéré celui-là, je m'attendais à quelque chose de plus sérieux peut-être... Pas à ce discours-là dans ce contexte-ci.

Du coup, je n'ai repéré aucune phrase qui m'ait plu plus qu'une autre... Pas d'extrait, tant pis !

J'ai par contre bien aimé les descriptions de la Crête qu'en fait l'auteur... Un beau voyage ! Elle nous décrit les rues, les fêtes, les musiques, les danses. Visiblement, ils ne sont pas les derniers à s'amuser, les Crêtois !

Finalement, je n'ai pas grand chose à en dire de plus : un bon moment et c'est tout !

La photo sous le livre est de Louisvolant, ici

jeudi 15 novembre 2012

Une place à prendre de J.K. Rowlling



"Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige."

[résumé éditeur, chez Grasset, impr. 2012, isbn : 978.2.246.80263.1]


Comme beaucoup je pense, j'étais très impatiente de découvrir le nouvel univers directement en provenance de J.K. Rowling. grâce aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister, j'ai pu rapidement avoir ce nouveau livre entre les mains. Quel plaisir de le recevoir !

Mais première impression en demi-teinte... Présage de tout le reste peut-être !

Non mais sans rire, qu'est-ce que c'est que cette couverture ? Bon, elle a le mérite de faire parler d'elle, et avec ce rouge et jaune, on la voit de loin... Franchement Grasset a déjà fait mieux... Est-ce que c'est parce que nous passons dans la catégorie "adulte" qu'elle doit être aussi sinistre ?
Pour les bons côtés, elle me fait un peu penser aux vieilles couvertures des Agatha Christie aux éditions du Masque, le côté anglais, toussa toussa... 

Pour l'intrigue, que dire ? Je pense que je ne me serais jamais penchée sur cette histoire, si elle venait d'un autre auteur... les trucs politiques, très peu pour moi ! Et bon, bien sûr il y a eu quelques longueur pour moi... Le gros soucis, a été de rentrer dans ce livre... Le lecteur est tout de suite happé dans l'histoire, la mort du notable arrive tout de suite avec tout son lot de commérages. Mais justement, on se perd complètement dans les nombreux personnages. Il m'a même fallut écrire un mini arbre généalogique des différentes familles sur mon marque-page pour m'y retrouver au début. Je crois qu'il faut quand même quelques centaines de pages avant d'arriver à s'attacher à chacun d'eux... bien que certains soient tout bonnement insupportable (hmmm, la vie dans les villages !).

Une fois ces premières difficultés passées, et bien l'on retrouve tout à fait le rythme de croisière de Rowling. Le style est fluide et agréable, teintée d'humour... J'ai néanmoins peu marqué de phrases dans mon exemplaire, elles ne m'ont pas parlées ou émues comme cela a pu être le cas dans d'autres ouvrages. Les voici :

"Le monde venait de s'écrouler. Tout était encore là, bien à sa place - les murs, les chaises, les dessins des enfants accrochés aux murs -, mais plus rien n'avait de sens. L'univers tout entier s'était désintégré d'un seul coup, atomisé puis aussitôt reconstitué, et le visage faussement solide et permanent qu'il présentait maintenant était risible ; au moindre effleurement il volerait de nouveaux en éclats ; tout était soudain inconsistant et fragile." p. 60 
'Peut-être avait-elle déjà commencé à verser le philtre empoisonné de sa rancoeur dans le puits du village, auquel toutes les commères iraient bientôt s'abreuver pour salir son nom [...]" p. 373

Mon avis est très difficile à préciser. J'ai bien aimé. j'étais contente de retrouver l'auteur, et son style. Après, j'ai été déçue de ce besoin qu'elle a eu de mettre ces gros mots (bon, ce sont les personnages...), les allusions sexuelles... J'avais le sentiment que c'était forcé, que ça ne collait pas avec l'image que j'avais d'elle. J'ai apprécié sa vision de la drogue, ni laxiste, ni trop moralisatrice, c'est là c'est tout.

Je n'ai pas été surprise de la fin. C'était une fin obligée, on est plus dans les contes de fées. Et j'ai aimé qu'elle aille par là, même si on l'y attendait. Price Minister demandait une note sur 20, pour moi ce sera donc un 14, pour inviter J.K. Rowling à transformer l'essai ! 

Et maintenant, je retourne vite à mon pauvre Victoria Hislop que j'ai laissé tomber sur le bord de ma route !

[L'image de fonds vient d'ici]

dimanche 14 octobre 2012

Mr. Peanut d'Adam Ross


"David  a toujours aimé sa femme, Alice. Pourtant, parfois, il rêve de sa mort. Mais peut-on être coupable des rêves que l'on fait ? Le problème, c'est qu'Alice est morte. Réellement. Pour les deux policiers en charge de l'enquête, il est clair que son rôle ne se limite pas à celui du mari inconsolable... Dans ce premier roman hypnotique, Adam Ross livre une cartographie acerbe des relations humaines, véritable film noir à la fois surréel, hilare, tragique. Captivant."
[résumé éditeur, chez 10/18 n°4584, impr. 2012, isbn : 978.2.264.05894.2]
Voilà une quatrième de couverture qui m'avait vraiment emballée ! J'étais très impatiente de commencer ce premier roman. J'ai vraiment essayé... Mais force est de l'avouer : j'ai abandonné à la page 444, alors qu'il ne m'en restait "que" 127... mais voilà pour moi, c'est bien 127 pages de trop...
Par où commencer ?

Au début, tout allait bien... On était dans notre histoire, là, avec David qui rêve de tuer sa femme... Mais déjà là, l'auteur ne cesse de faire des allers-retours dans le passé sans queue ni tête... On ne sait jamais trop à quel point chronologique on est, et au bout d'un moment quand même, c'est fatigant.
Bref, on comprend que sa femme est retrouvée morte (genre on est déjà à la page 100, là !), que deux flics vont enquêter sur cette histoire... Et TOC, on se retrouve embarqué dans la vie d'un des flics, dont la nana refuse de quitter son lit depuis 5 mois... Ok, c'est bien gentil, ça, mais notre cadavre, là, on en fait quoi ?! Encore, ça va, cette digression ne fait que quelques dizaines de pages... On retrouve un peu nos héros, Alice n'est plus morte... On apprend qui est ce Mr. Peanut (on est à la page 160 !)... Et puis TOC ! On se retrouve propulsé dans la vie du deuxième flic...

Deuxième flic qui  avant d'être flic donc, était chirurgien... Apparemment, l'homme a réellement existé, et son histoire aussi : sa femme aurait été retrouvée assassinée chez eux, il aurait purgé de la prison avant de sortir innocenté... Et ça, ça commence très précisément à la page 251... Et à la page 444, on y est encore ! Et David, et Alice ? Passés à la trappe... Il reste donc maximum 127 pages pour faire toute l'histoire ? Je sens le truc bâclé, ça ne m'intéresse plus.

J'abandonne.

Et je ne parle guère du style... La plume de Ross est plutôt virulente et gore... Sans compter ses longues descriptions érotiques qui saoulent franchement... Je suis dé-pi-tée ! Presque je changerais ma note en 1/5 en écrivant là !

M'enfin, pour la route quand même, quelques extraits :

"Une bibliothèque encastrée montait jusqu'au plafond, le dos des livres formant une sorte de papier peint qui témoignait de certains privilèges : l'éducation, le silence, le temps de lire." p. 41
"Les hommes rêvent de nouveaux départs. Pas nécessairement avec une autre femme d'ailleurs. Ils rêvent de recommencer à zéro, de disparaître, de descendre de l'avion lors d'une escale et de se construire une nouvelle vie dans une ville inconnue, comme Grand Rapids ou Nashville. Ils rêvent d'un appartement rien qu'à eux, de silence, de s'engager dans les commandos Delta et d'aller combattre en Irak, de se présenter sous le surnom qu'ils auraient toujours voulu qu'on leur donne. ils rêvent d'un endroit et d'une époque où ils pourraient utiliser tout ce qu'ils avaient appris et qu'ils ignoraient avant - avant leur mariage, s'entend. Alors ils pourraient être heureux." p. 78
"Mais la vie voyage avec vous. Vous le savez bien. Il y a des divorces en avion. Des gens se fiancent en altitude. Des enfants sont conçus là-haut. Des enfants naissent là-haut aussi, en bonne santé. Et des gens meurent, d'infarctus, d'attaques cérébrales, de rupture d'anévrismes... Ils boivent un verre et sombrent dans un sommeil éternel. Certains s'étouffent en mangeant. Ils sont sauvés. Des gens tombent amoureux. Des livres sont finis, qu'ils soient lus ou écrits. De grandes découvertes et des percées scientifiques sont faites. Et malgré tout cela, les gens considèrent le voyage, le mouvement, comme un moment de répit dans leur vie. Mais ils se trompent. Le mouvement n'a rien d'un répit. Il n'existe pas de répit. Le mouvement est notre état permanent." p. 189
Et en recopiant ces quelques paragraphes... Je ne peux pas m'empêcher de me demander quelle peut être la fin... C'est vraiment dommage que l'auteur m'est perdue en cours de route...!

La photo du lac vient d'ici : http://notebook-ally.blogspot.fr/2011/03/avec-ma-famille-nous-sommes-all-es-au.html

lundi 8 octobre 2012

C'est lundi ! {1}

A l'instar du rendez-vous de la blogo-litt' qui s'appelle "C'est lundi, que lisez-vous ?" et qui est tenu par Galleane... je me permets aujourd'hui un petit article que j'appellerais moi, "c'est lundi, où est-ce que j'en suis ?"...

Et bien j'avance péniblement dans la lecture de Mr. Peanut d'Adam Ross... Pfffff... Malheureusement, j'ai un peu de mal, je suis peut-être même à deux doigts de le laisser tomber !
Une seule chose m'en empêche... Je suis isncrite aux Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Price Minister... Et je ne devrais pas tarder à recevoir Une place à prendre, de J.K. Rowling ! Livre que j'attends avec beaucoup d'impatience... Cela me laisse donc tout de même peu de temps pour entamer sérieusement un nouveau livre... Autant que j'essaye de m'accrocher encore un peu à mon Adam Ross... Surtout que j'aimerais quand même bien en connaître la fin !

A suivre, donc !

samedi 22 septembre 2012

On my Wishlist {2}


Samedi dernier, j'ai (déjà !) un brin zappé de participer au rendez-vous de la Wishlist,  initié par Book Chick City et repris en français par Chica’s Booksland, et que j'ai moi-même découvert chez MyLouSybelline ! Pour ma décharge, j'avais prévu de parler des Trois lumières de Claire Keegan, mais entre temps ce petit livre a aterri dans ma BAL ! Ca ne valait plus le coup :)
Alors cette semaine, je vais parler de :
L'Île des oubliés de Victoria Hislop, paru aux éditions des Escales.

Résumé éditeur :
Saga familiale bouleversante et plaidoyer vibrant contre l'exclusion, L'Ile des oubliés a conquis le monde entier avec ses personnages inoubliables. Traduit dans vingt-cinq pays, vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte au large de la Crète, sur une île au passé troublant.
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, la colonie où l'on envoyait les lépreux... et où son arrière-grand-mère aurait péri.
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...
«Au-delà d'une odyssée familiale riche en émotions et en rebondissements, une véritable leçon de tolérance.» The Times
Victoria Hislop est diplômée de littérature anglaise de l'université d'Oxford. Son premier roman, L'île des oubliés, a connu un immense succès international et s'est vendu à un million d'exemplaires dans son pays, en Angleterre. Il a fait l'objet d'une série télévisée très populaire en Grèce. Victoria Hislop vit avec son mari et leurs deux enfants dans le Kent.
Pourquoi ce livre :
Je l'avais repéré dans un catalogue de France Loisirs... Malheureusement pour moi, je ne suis pas une adepte du système, et j'ai donc du ronger mon frein en découvrant que c'était une exclusivité à l'époque ! L'autre jour, j'ai enfin vu cette édition "normale" en me promenant entre les rayons de la Fnac...
Je suis depuis toujours une grande fana des sagas familiales, j'adore... De plus, le paysage de la Crète me fait rêver (et la couverture pour le coup ne me laisse pas en reste, quelle magnifique mer pastel !!)...
Il va falloir que je parte à sa recherche... Copines chez France Loisirs, ou bibliothèques... Ou attendre sa sortie en poche, il n'en sera que meilleur !

samedi 15 septembre 2012

Les enfants de la nuit de Franck Delaney

"Trois ans que Madeleine a été assassinée sans que la police ne découvre le moindre indice. Nicholas Newman, le seul homme qu'elle ait jamais aimé, était leur seul suspect. Et voilà que les Ikar, un couple de Hongrois, ramène Nicholas trois ans en arrière avec une simple photo. Dessus, une tour Eiffel en améthyste. Celle-là même que le tueur avait dérobé à Madeleine. Un objet unique auquel elle tenait par-dessus tout. Une piste vers le passé d'une femme dont il ne savait, en fait, rien. Une plongée dans l'horreur d'une des périodes les plus sombres de l'Histoire."
[résumé éditeur, chez Pocket n°14712, impr. 2011, isbn : 978.2.266.21044.7]

Étonnamment (je n'avais pas du lire le résumé jusqu'au bout, ce n'est pas possible autrement !), en achetant ce livre, je n'avais pas compris que l'intrigue tiendrait une place importante sous la Shoah. J'étais à mille lieux de penser me retrouver dans l'Allemagne d'Hitler, aussi j'ai eu au départ un peu de mal à entrer dans l'histoire...
Frank Delaney est assez fort pour nous faire vivre un autre versant de cette tragédie : ce n'est pas au milieu des camps que l'on se retrouve, mais au sein d'un Institut Familial, où les Nazis ont cherché à étudier ce qui faisait la force des familles juives... Ils ont retenu 4 familles et les ont observé nuit et jour dans leur plus grande intimité, comme des animaux en cage. Le contexte du roman en lui-même se situe dans les années 90, nous allons donc suivre les conséquences de cette "étude".
Le problème, c'est que je n'ai pas du tout adhéré au caractère du héros principal, Nicholas Newman... Le roman fait bien ses 500 pages, et j'ai eu l'impression de l'entendre se plaindre tout du long : pauvre petite chose fragile...! La situation difficile dans laquelle il se retrouve embriguadé ne met qu'encore plus l'accent sur son horrible égoïsme ! Et alors bonjour la libido, Monsieur n'est pas capable de penser avec sa tête et se retrouve dans le lit d'une femme qu'il pense liée au Mal... Pfffff !

Ce n'est que vers la fin que j'ai retenu quelques petites phrases :

"J'adore tous ces gratte-ciel. Si nous autres européens admirons dans nos cathédrales la façon dont elles imitent le déploiement des arbres dans la nature, les architectes de New-York ont grandi les yeux levés sur une forêt de séquoias géants." p. 418
"Nous qui tapissons notre vie d'achats consolateurs, ces sucres d'orges de la conscience, nous ne savons rien de l'anéantissement de la vie par des moyens -et par des êtres- barbares." p. 429
"Sur le trottoir, nous tombâmes dans les bras l'un de l'autre. Etais-je encore anglais ?" p. 545

Il y a à la troisième de couverture, une publicité pour le nouveau thriller de Frank Delaney, Les enfants de la peur... Me demande si à l'occasion je me laisserais tenter... Mais c'est toujours Nicholas Newman le héros ! A voir !